| samedi 31 mai 2008, a 14:11 |
| LA PALME... ET LES TUBAS ? |
Le festival de Cannes est bel et bien fini.
Avec lui, s' en vont les crépitements des flashs pour immortaliser sur photo la montée des marches...
Cependant le spectacle continue dans le microcosme boursier.
L' indice phare de la Place parisienne a profité, à l' instar des vedettes du 7ème Art sur la croisette, d' escalader cette semaine quelque 1.63% d' une pente pourtant assez difficile à négocier, d' autant qu' il n' y avait point de tapis rouge déployé en l' occasion !
Faisant fi d' ailleurs des croyances et des proverbes, mai, particulièrement craint par les opérateurs du monde entier ("sell in may..."), aura donc dérogé à la tradition de l' adage boursier.
En effet, sur ce cinquième mois, Paris a su préserver son panier des quarante valeurs, et s' est même octroyé +0.36% !
L' hémorragie depuis le 1er janvier semble stoppée.
Juste avant d' entrer dans l' absurdité humaine en parcourant plus bas les lignes de l' Edito, rappelons que selon Warren Buffett, la crise sera plus longue que prévue...
L' ART D' AVOIR RAISON
Evidemment, par cette reprise, les sempiternelles jérémiades des analystes reprennent le flambeau des volte-face à qui mieux mieux.
Alors qu' en début d' année, ces "experts" annonçaient une véritable apocalyse à venir jusque 2009 voire 2010 avec en tête d' affiche un cac40 qu' ils dégradaient jusque 3600 points, voici telles des girouettes suivant le sens des caprices du vent, qu' ils prévoient un redressement de l' économie avec en toile de fond à ce tableau burlesque peint au gré des humeurs du moment, le retour du sacro-saint chiffre autour des plus hauts de l' an dernier, et ce pour fêter dignement le passage à 2009 !
C' est tout de même phénoménal l' empressement de s' engouffrer dans les abîmes de la psychologie des marchés.
En fait, c' est toujours la même sérénade :
vous prenez un panel d' "économistes" qui ont la faconde d' un Pierre Bellemare au summum de sa forme quand il présentait "Télé Achat" (peut-être les bretelles en moins...), vous ajoutez une pincée d' opportunisme à la manière d' un commentateur de courses hippiques s' égosillant au moment du passage de la ligne d' arrivée qu' il se doutait fort bien, au vu de la condition physique du canasson dans le "rond de présentation", que le cheval ne pouvait que gagner l' épreuve,
et vous obtenez nos illustres pontes de la Finance qui dans une représentation digne des plus grands camelots parviennent sans coup férir à retomber sur leurs pieds tout en expliquant qu' ils avaient raison depuis le début !
Parvenir à s' extirper de pronostics inextricables à la faveur d' un talent hors du commun, relevant de la grande illusion...
Cela rappelle les performances de Harry Houdini qui réussissait à s' échapper comme une anguille d' une malle fermée et enchaînée plongée dans l' eau...
Les liens d' acier étant pour ces spécialistes toutes leurs balivernes déversées à longueur de temps... et supposant qu' ils devront s' évader du carcan, ils savent comme le magicien hongrois naguère, comment opérer pour se délivrer de toutes les gesticulations verbales dont ils ont été les auteurs et que le marché aura fait voler en éclats à une période donnée.
Si on tente d' approcher le pragmatisme, il suffit d' abord de suggérer ô combien il est délicat de prévoir sur une journée voire sur quelques séances de quelle façon devraient se comporter les bourses.
Alors quand on songe que d' aucuns s' essaient (dans de sérieux médias en plus) grâce à des lectures graphiques recoupées par une synthèse de l' évolution globale du monde de projeter le valeureux cac40 dans douze mois... Ne sommes-nous pas en droit de pouffer au risque que l' éclat de rire ne vienne perturber notre quiétude face à tant de stupidités ?
Ils n' ont à cet égard rien à envier à Evelyne Dhéliat qui ayant beaucoup de mal à préjuger de la météo pour le lendemain, par l' aplomb que lui confère le sigle "Météo France", s' évertue sans sourciller à donner les prévisions pour toute la semaine !
APRES MOI LE DELUGE
On apprend ("Le Monde" de ce dimanche et lundi) alors que les assemblées générales des plus grandes sociétés battent leur plein actuellement, que les groupes composant le cac40 prévoyaient de verser des indemnités colossales de départ à leurs dirigeants.
Il en va ainsi pour le quart des sociétés de l' indice.
Nonobstant la grogne de certains actionnaires, il s' agit d' un procédé capitaliste et il appert que le processus soit dans la pure ligne de l' activité boursière !
Oui... sauf que..
Effectivement, est-il normal qu' Alcatel-Lucent ait voté un parachute doré de l' ordre de 6 millions d' euros pour Madame Russo tandis qu' il n' y aura pas de dividende cette année pour cause de mauvais résultats ?
L' actionnaire de base, celui qui a peut-être mis et vu fondre comme neige au soleil une grande partie de ses économies dans l' action (dont la valeur a perdu plus de la moitié sur un an) en ayant bu les paroles apaisantes des responsables, est sanctionné, pendant que la patronne, elle, va encaisser en partant la fleur au fusil, laissant derrière elle le champ de bataille à son triste sort.
TOUR D' HORIZON
Nous allons bientôt attaquer le second semestre.
On ne peut invoquer dans la conjoncture de nos jours que les sources d' inquiétudes soient dissipées.
Le pétrole est très cher.
Le baril d' après l' OPEP est victime de la spéculation de prime abord.
L' envolée de l' or noir ne serait en rien due au déséquilibre entre l' offre et la demande...
Serait-ce l' aveu de l' Organisation d' une impuissance latente de contrer la hausse du sang de la terre ?
Si tel était le cas, il y aurait de quoi se lamenter sur ce choc pétrolier, lequel ne devrait pas accoucher d' une issue rapide.
De surcroît, La Réserve fédérale a bien entendu favorisé le problème en dépréciant au possible le dollar à coups d' inflexions sur ses fed funds.
Les denrées, céréales, etc. sont au bord de l' implosion eu égard là aussi à la flambée des cours.
L' inflation devient dorénavant le problème capital.
A ce sujet, depuis des mois, nous le subodorions dans nos articles.
Les pays émergents devraient subir de plein fouet la récession de l' Oncle Sam, ce qui pourrait à terme calmer le jeu de la consommation.
Espérons simplement que cela puisse peser un peu sur les prix en général.
Se sortir de cette crise prendra évidemment du temps comme le souligne le personnage la plus riche du monde puisqu' elle est multipolaire et que finalement les vecteurs malades sont étroitement liés.
Cette imbrication c' est en somme le phénomène de la mondialisation qui au départ de l' histoire représentait un Eden pour tous.
Par la bêtise de l' Homme, c' est devenu son Enfer...
Foxy
Plan FOXY pour lundi 2 juin
Comment allons-nous débuter ce mois de juin ?
D' ailleurs tout dépendra de l' Extrême-Orient avec un Nikkey qui s' est fait plaisir en prenant plus de 4.5% au marché en deux jours !
Une petite consolidation paraît donc probable.
Par ailleurs, vendredi, Wall Street a fini en laissant planer le doute sur sa force et son envie de défoncer réellement les 12700.
En fin de partie, le Dow Jones a même fait preuve de fébrilité.
Le dollar qui retombe et le pétrole qui fait toujours montre de velléités haussières n' arrangent pas le sentiment d' une probable résurgence de l' optimisme.
Bien que la Place parisienne ait fini juste au-dessus de notre Centre De Gravité (5009), là encore, on ne peut confirmer que le scénario d' une remontée sans embûche des cours soit réellement confirmée ou plausible : trop d' incertitudes planent ici.
Nous avons vu que le cac a eu beaucoup de difficultés à dépasser franchement ce CDG en séance, au point que son incursion au-delà a coûté un pull-back assez violent jusqu' au Super Psy.
De plus, venant de mardi à 4900 environ, nous pourrions souffler par une consolidation de bon aloi puisque peu d' éléments militent à une progression supplémentaire en très court terme.
BB2 : 4944 BB : 4963 PC : 5009 BH : 5025 BH2 : 5047
Foxy
15h03
Spécial Wall Street
Le défi de ce début de séance sera pour le Dow Jones de ne pas enfoncer les 12581, puisque le retour aux 12550/55 serait alors au menu.
Si nous devions percer ce deuxième point, nul doute que la lourdeur des vendeurs risquerait de nous entraîner vers les 12489/12485.
En revanche, au Nord, le passage du psy. raviverait un pull-back aux 12655 (mais cette zone pour remonter du psy. aux 12655 est un bourbier), puis les 12685...
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| samedi 17 mai 2008, a 14:33 |
| JOYEUX ANNIVERSAIRE ! |
Une traînée verte tout au long de la semaine...
C' est assez rare pour le mentionner !
Paris se hisse ainsi de nouveau par dessus les 5000 après un court "séjour" au-delà des 5100.
L' optimisme semble apparemment revenu sur toutes les bourses mondiales !
Avec un bilan hebdo qui exhibe un +2.37%, on ne peut qu' accepter le retour du "Trouble Obsessionnel Compulsif" de la hausse !
Il était temps car depuis l' été dernier, les individus atteints par ce TOC ont dû manger leur pain noir...
Il n' est pas de notre ressort de nous ériger en oiseau éructant des augures désireux de contrarier l' atmosphère euphorisante (d' ailleurs le ton de nos derniers Editos prenait acte d' une amélioration conjoncturelle), mais s' il vous plaît, évitons les comportements trop moutonniers de croire aux grands prêches de nos augustes évangélistes qui tentent surtout de grimer ou d' enjoliver les réalités économiques.
Certes, mais ils ne font que leur travail !
Plutôt que d' entrer dans un discours pamphlétaire à leur endroit, réjouissons-nous donc de côtoyer des gens ayant une conscience professionnelle aiguisée ! C' est tellement peu courant de nos jours...
Il n' empêche que la récession est effective aux USA, puisque la majorité du consensus s' accorde à le reconnaître.
L' or noir est au sommet des sommets chaque semaine.
Les prix des matières premières et des denrées sont dans une forme éblouissante.
L' euro ne décroche pas vraiment face au dollar ou si vous préférez le billet vert ne parvient plus à remonter durablement.
Mais... mais... mais... tout va mieux nous apprend-on !
Même Christine Lagarde s' empresse de se gargariser d' une croissance meilleure que supposée au préalable dans l' Hexagone... Alors ?!!!
Et notre DSK national de Directeur général du FMI qui emboîte le pas à Madame la Ministre au sujet de "l' hôpital qui se moque de la Charité" en arguant que nous avions probablement passé le plus grave de la crise, tout en déclarant afin de garder une poire pour la soif, que les effets du subprime, et de fait, de la titrisation des crédits à risque perdureraient juque... enfin, on avisera en temps utile et en fonction des événements.
Sacré Domino !
D' un côté le pire est passé... et de l' autre côté, les effets vont se poursuivre avec une ampleur à définir !
Quelqu' un qui sait parler pour ne rien dire en somme !!
Quel beau métier : il mène à Washington tout de même.
Coup d' oeil sur les chiffres récents déversés par l' Administration américaine ?
Franchement ? Non !
Un refus catégorique car ras-le-bol de faire mine de croire à de telles inepties !
Puis, de vous à nous, vous savez désormais à quel point nous nous gaussons des tours de passe-passe des uns et des autres, oeuvrant pour le bien de la communauté du cirque de la Haute Finance !
En ce samedi, une information est passée quasiment inaperçue et pourtant elle est ô combien essentielle en l' occurrence pour celles et ceux qui attachent une certaine importance aux coutumes de fêter les dates et qui ont la passion de la bourse en plus.
En effet, les Etats-Unis ont eu aussi leur "68" en mai...
En revanche, pas de pavés ni de CRS au menu !
Il s' agissait simplement du numéro 68 de la "rue du mur" à New York.
Jadis à cette adresse, 24 courtiers s' étaient réunis sous un arbre, un sycomore, pour s' entendre sur l' ouverture d' un marché à Manhattan par l' "Accord de Buttonwood"...
C' était le 17 mai 1792.
Et Wall Street naquit.
Foxy
Plan FOXY pour lundi 19 mai
Chères lectrices, chers lecteurs,
En ligne avec nos supputations, le cac avait bien l' intention depuis le début de la semaine, de rejoindre les 5100 et même légèrement davantage.
Cependant, l' enjeu actuel est de définir si ce psy. était la cible majeure ou au contraire si la Place parisienne veut enfoncer le clou pour atteindre d' autres cimes.
Pour notre part, notre analyse allait dans l' idée que le demi-tour effectué juste sur les 5100 la dernière fois nous paraissait un peu juste.
Ainsi, en titillant les 5120, nous avons eu ce que nous souhaitions.
D' autant que le reflux ne s' est pas fait attendre vendredi.
Nous considérons donc que cette phase de hausse dont nous évoquions les possibilités, doit dorénavant rentrer dans le rang.
Il faudra surveiller toute velléité supplémentaire en cas de débordement des 5136.
Mais il est clair que le cac va chercher à souffler.
L' ONAN n' est selon la Méthodologie pas à craindre de prime abord.
Une consolidation nécessaire devant surgir et les 5035 voire 5013 sont possibles dans une optique de Très Court Terme.
BB2 : 5011 BB : 5022 PC : 5093 BH : 5104 BH2 : 5123
Foxy
14h45
Spécial Wall Street :
Pour vous aider dans vos positions sur le cac, voici nos impressions et projections sur le Dow Jones en ce lundi.
L' indice s' il cassait les 12968 serait sous pression du courant vendeur, lequel pourrait le ramener vers les 12910 et pourquoi pas aux portes des 12868.
En revanche, en haut, un mini barrage se dresse sur les 13025 et ensuite sur 13050.
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| samedi 10 mai 2008, a 14:19 |
| FOXY : NUMERO 1 DES BLOGS SUR MONGENIE |
Chères lectrices, chers lecteurs,
Voici un an désormais que nous nous donnons rendez-vous chaque jour pour vivre ensemble nos joies et nos déceptions (aussi !!) suscitées par notre passion commune : le trading sur cac40.
Genèse de l' histoire
Tout a commencé sur le forum cac40 de Boursorama.
A l' époque nous intervenions régulièrement pour donner nos avis à travers des articles.
Malheureusement au fil des jours, l' acharnement de la censure rendait notre travail impossible.
C' est pourquoi un trader, écoeuré par de tels agissements, eut la bonne idée d' ouvrir un blog pour que nous puissions poster tranquillement et pour permettre de réunir sur un espace convivial et loin du tumulte de certains forums, tous les vrais amoureux de l' intraday sur l' indice phare de la bourse de Paris notamment.
A l' issue toujours de manipulations et de campagnes scandaleuses et calomnieuses émanant d' individus poussés par on ne sait quelle gloriole afin de tenter de faire avorter cette initiative, nous décidions de quitter le prestataire de services originel pour commencer cette aventure ici, sur "Mongenie" puisqu' il était avéré que nous étions au préalable sur une plate-forme déjà occupée par d' autres et que cela dérangeait apparemment.
Le choix du filtrage
Vous l' avez remarqué, lorsque vous émettez un avis sur cet espace, il passe par une validation de précaution.
Inutile de vous exprimer toute notre déception d' en arriver à une telle extrêmité.
Les circonstances nous obligent pour le moment d' agir de la sorte pour le bien de cette communauté. Il y va de surcroît de la cohérence des échanges.
Certes, par cette opération, le forum est pénalisé car sa réactivité s' en trouve amoindrie.
Mais également, c' est un labeur considérable pour nous que de lire et ensuite valider ou annuler les messages.
Cependant, il n' y a plus lieu de s' inquiéter à ce sujet...
Premier sur plus de 1000 au hit-parade
Enfin, cette récompense est d' abord la vôtre.
Vous qui venez journellement vous inspirer de nos projections.
Vous qui êtes au nombre de plus de 2000 visiteurs uniques/jour.
Vous qui nous témoignez intelligemment de votre estime quand le marché part dans le mauvais sens...
Vous trouverez donc la confirmation de cet honneur rendu de facto à toute la communauté du trading intraday sur cac40 venant consulter ces pages, sur le bas de la colonne de droite.
En effet, c' est avec une immense joie que nous tenions à vous apprendre que sur des "critères tenus secrets" par l' Administration de Mongenie (voir ci-dessous le texte ayant trait au classement), "La Méthodologie Foxy" a été propulsée en tête du classement sur plus de 1000 blogs hébergés et ce, toutes catégories confondues.
Nous désirons saisir l' occasion pour rendre hommage aux administrateurs de Mongenie à qui nous n' avons pas manqué d' exprimer notre agacement parfois assez sévèrement lors de problèmes techniques nous privant de l' accès au blog il y a quelques mois et qui pourtant oeuvraient du mieux qu' ils pouvaient pour rétablir la situation...
Chères lectrices, chers lecteurs,
Bien que soucieux de la langue française, il n' y a pas trente six mille mots pour vous dire ce que nous ressentons à la lueur de cette place de leader par laquelle Mongenie vient de récompenser toute cette merveilleuse aventure qui rappelons-le sans vous n' aurait jamais vu le jour, et qui souhaitons-le durera encore longtemps :
"Merci".
Foxy
Texte relatif au classement du blog :
Quel est le classement de mon blog sur la plate forme monGenie ? Et bien vous pouvez désormais activer cette fonctionnalités dans votre admin, rubrique configuration, et cocher OUI à //Voulez-vous afficher sur votre blog son classement//. Le classement apparait alors dans le bas de la colonne de droite. Remarque : Seuls les 1.000 premiers sont affichés. Le calcul de ce classement est basé sur de nombreux paramètres et demeure ......secret :)
Plan FOXY pour lundi 12 mai
Chères lectrices, chers lecteurs,
Après ce mouvement soudain de fin de semaine dernière en guise de feinte de balayeur, le cac sera parvenu néanmoins à ne pas clôturer au plus bas de la séance.
Cette brusque variation peut être imputée à ces séances marquées par des jours chômés ici ou là, en France comme dans le monde.
Et par moment, surgissent des décalages de cotation... le marché rectifiant le tir de manière étrange et souvent exagérée.
Cependant, nous devons reconnaître que la force des acheteurs est mise à mal par le passage sous les 5030 et par l' enfoncement sur trou de cotation vendredi du CDG (gardez tous en mémoire la péripétie vécue comme une alerte si un jour nous avions derechef un tel phénomène sur ce Centre De Gravité).
Ainsi, il va vite falloir accrocher ces 5009 (CDG) et également les 5030 à la cloche afin de sauvegarder l' ambiance positive sur la Place parisienne.
Une fois encore, à la faveur de cette séance amputée de nombreux opérateurs profitant du long pont, nous risquons d' avoir une journée "spéciale".
BB2 : 4919 BB : 4941 PC : 4979 BH : 5012 BH2 : 5029
Foxy
11h22
L' indice a réussi deux étapes sur les trois que nous lui suggérions ce matin, à savoir : franchir d' une part le Super psy. et d' autre part parvenir à intégrer les parages du CDG à 5009.
Pour autant, il reste la troisièma phase, la plus importante pour conserver l' élan de la dynamique haussière : accrocher les 5030 en clôture...
Par ailleurs, rappelons que vendredi, le DJ a terminé en plein sur l' Objectif que la Méthodologie avait calculé sur les 12745.
Sera-ce sur ce point le début d' un rebond ?
Ici, afin que le courant vert ne soit remis en cause en cours de séance, le cac doit franchir rapidement le CDG et même les 5015.
15h50
Spécial Wall Street : Nous avons déniché une forte résistance sur les 12799/12813 sur le Dow Jones.
Si l' indice parvient à franchir victorieusement cette zone, un retour sur 12850 et 12900 reste plausible.
En revanche, une franche cassure des 12745 donnerait une sérieuse alerte.
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| samedi 03 mai 2008, a 09:55 |
| TOUT LE MONDE DESCEND ! |
Joli mois de Mai...
Avec lui, une kyrielle de bonnes nouvelles sur le front économique !
Et de facto les indices boursiers s' en trouvent revigorés...
Mais ne nous en plaignons point.
Ainsi va l' être humain. A force de digérer catastrophe sur catastrophe depuis l' été dernier avec le subprime, il lui fallait bien se raccrocher à une bouée de sauvetage.
Une lueur d' espoir qui conduit notre indice sur des hauteurs non visitées depuis février !
La Place parisienne arbore un drapé verdoyant sur l' étendard du bilan hebdo : +1.84%.
Nous aurons même profité de l' engouement pour poser le score au-dessus du triple zéro... au point que Jean-Pierre Pernaut put l' annoncer d' un oeil brillant dans son JT.
Depuis le 1er janvier, le cac40 perd moins de 10% acceptera-t-on d' écrire par un léger euphémisme.
FRANCOIS EN AMERIQUE
Connaissant désormais la "maison" et sa ligne éditoriale, vous savez évidemment combien notre scepticisme au sujet de l' embellissement du contexte est réel.
Nous ne verserons pas dans le pessimisme, tout juste arguera-t-on qu' à l' instar de fondations d' un immeuble construit en toute hâte et sans précaution particulière, avec du béton armé... de grandes incertitudes, on ne peut assurer la solidité de l' ouvrage, fût-il a priori nanti d' un aspect au-delà de tout soupçon...
La face cachée de l' iceberg, notre Premier Ministre est allé s' en enquérir directement lors d' une visite outre-Atlantique.
Certes, annoncer que le second trimestre sera plus délicat que les trois premiers mois de l' année pour notre pays risque encore de faire davantage chavirer sa cote de popularité dans les sondages !
Néanmoins, sa sincérité est à même de toucher le coeur des Français.
Malheureusement ce diagnostic de François Fillon touchera également leur porte-monnaie...
Alors, on est en droit de se gausser ou non des politiques et de leur compétence à dresser un état des lieux sérieux sur l' économie du pays qu' ils ont en charge de diriger.
Mais nous avons ici, tandis que la confiance renaît un peu partout grâce aux chiffres "distribués" gracieusement depuis quelques jours par l' Administration US, un Chef du gouvernement qui désire mettre la puce à l' oreille sur ce redressement, lequel pourrait être un feu de paille, comme le Directeur général du FMI vient de le déclarer.
Lors du périple chez l' oncle Sam, le locataire de Matignon n' a pas hésité à pointer du doigt la Bannière étoilée, l' accusant donc de peser dans la balance d'une croissance européenne qui pâtit des problèmes "maide ine iouessé".
Si cette visite fut courtoise, elle aura permis aussi de comprendre que la France était munie d' un klaxon double ton. D' un côté le style Sarkozy, ami du Président Bush et de l' autre côté, un Fillon sans concession.
2%... ET MAINTENANT ?
L' issue du FOMC rendit son verdict. Sans appel. Sans surprise.
Monsieur Bernanke poursuit sa politique monétaire.
Scénario convenu puisque la décision épousa parfaitement le consensus. Les Fonds fédéraux furent abaissés à 2%.
Quand on songe qu' il y a 7 mois, nous avions des taux directeurs à 5.25% !
Mais le comble de cette gabegie est que désormais les intervenants et principaux acteurs (analystes, opérateurs financiers...) adoubent le Patron de la Fed pour son interventionnisme en faveur des marchés.
Visiblement, et nous pensons qu' il s' agit d' une totale ignorance de leur part, un tel écart en si peu de temps traduit des fautes inhérentes à la gestion de ces fed funds.
Nous estimons, en faisant fi naturellement des chiffres du PIB récent, que la grave crise traversée actuellement avec un ralentissement au possible de l' activité sur l' autre rive de l' océan et qui va gangréner très vite celle du Vieux Continent, est la résultante de ces hausses stupides et inconsidérées prises par la Réserve fédérale au préalable.
En oeuvrant de cette manière, obnubilée à cette époque par l' inflation, elle a quasiment tué la croissance des Etats-Unis ; aujourd' hui, nous en payons les pots cassés, à retardement comme toujours...
Il serait irresponsable d' applaudir de nos jours toutes ces détentes monétaires, car elles sont en définitive le terreau des bulles qui éclateront demain !
Dominique Strauss-Kahn a raison en suggérant que l' amélioration conjoncturelle ne sera que de courte durée, le malaise est bien plus profond et surtout, nous bâtissons à grands renforts d' inflexions sur les taux une inflation systémique qui prendra toute sa tournure dès le second semestre, sauf si la récession pesait sur la demande des produits et mécaniquement sur l' escalade des prix.
Mais c' est un pari trop risqué pour s' évertuer à croire que tout va rentrer dans l' ordre sans chausse-trappe.
Compter sur Monsieur Trichet pour faire contrepoids avec l' attitude raisonnable et sage de figer notre Refi à 4% pendant que son homologue gesticule sur son curseur aura vraisemblablement ses limites.
Nous craignons qu' à terme, il faille toucher à nos taux en Europe.
Le Président de la BCE ne pourra tenir en respect à la fois l' inflation et la croissance.
Certes, la hausse des prix et il le répète à qui mieux mieux est sa prérogative.
Mais le péril d' une forte chute de l' activité est latente.
Autant ne pas se voiler la face, la finance est à quai. Elle espère trouver à travers des initiatives heureuses et favorables, une locomotive qui saura la remettre sur de bons rails, en dissipant les vapeurs des doutes et des ambiguïtés.
Pourtant, beaucoup d' interrogations subsistent sur la stabilité des éléments qui maintiennent l' équilibre international des échanges, en l' occurrence les dangers persistants constitués par les pays émergents (l' exemple de la Chine avec son indice du Shanghaï Composite jouant au yo-yo avec des fluctuations journalières de 10%...), par la flambée des denrées, des matières premières, du pétrole, le regain de l' or inquiète aussi... sans parler du dollar qui attire de moins en moins et qui s' enfonce de plus en plus.
On le comprend, les chefs de gare ont du travail.
Un train peut en cacher un autre... Attention au coup de sifflet.
Foxy
Plan FOXY pour lundi 5 mai
ONAS : 4815 ONAN : 5203
Chères lectrices, chers lecteurs,
La dynamique taurine a propulsé avant le week-end notre indice au-dessus donc des 5030 en clôture : la tendance n' est pour le moment pas remise en cause.
Aussi, il va falloir confirmer l' élan et surtout afin de ne pas raviver les intérêts vendeurs, éviter de s' aventurer sous 5050.
Actuellement, la Place parisienne semble tenir le cap de la hausse.
Les volumes reviennent dans une normalité en dépit des sommets sur lesquels nous travaillons depuis quelques séances, tout en n' étant pas énormes, ce qui impliquerait une sorte de purge du courant acheteur.
Ce baroud d' honneur n' est pas encore à l' ordre du jour...
Nos projections nous amènent à délivrer de nouveaux ONAN et ONAS respectivement à 5203 et 4815.
La Méthodologie prévoit un range moyen pour la suite des événements, du moins pour ce début de semaine.
BB2 : 4982 BB : 5019 PC : 5063 BH : 5098 BH2 : 5135
Foxy
17h20
Une journée sans volume compte tenu de Londres fériée probablement.
Aussi, cette baisse n' inspire pas un mouvement franc, eu égard à la préservation des 5050 (même en séance, le cac aura fait attention de ne pas trop s' enfoncer sous ce plancher primordial).
Nous ne donnons pas d' avis sur une position de nuit de fait.
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| samedi 19 avril 2008, a 14:10 |
| LES COURS DU MIRACLE |
+3,41%. On ne peut que se féliciter d' un tel parcours hebdo pour la Place parisienne.
En signant cette hausse importante sur la semaine, le cac40 revient dans le giron des 4970 environ qui lui fit rebrousser chemin à deux reprises au début et à la fin février.
Ce regain d' optimisme sur toutes les bourses mondiales semble bien hâtif au regard des fondamentaux de l' économie, laquelle paraît toujours bien fragilisée par l' environnement général.
Alors que nous approchons de mai, et selon le vieil adage, ne serait-ce pas une sorte de baroud d' honneur des acheteurs invétérés qui commencerait ? Avant que ces derniers ne déguerpissent des marchés jusqu' au Derby d' Epsom ?
LE COMPTE EST BON
Après le coup de semonce de General Electric, les acteurs attendaient avec une appréhension aiguisée les chiffres des banques et en l' occurrence de la première d' entre elles aux USA : Citigroup.
Finalement, avec seulement oserait-on alléguer, une perte trimestrielle de quelque 5 milliards de dollars, les intervenants furent plutôt "rassurés".
Certes, les dépréciations sont monumentales...
Mais ce mauvais résultat sur les trois premiers mois de l' année ne représente que la moitié des pertes accusées lors du dernier trimestre 2007.
En fait, il s' agit bien de concevoir l' alternative du verre à moitié vide ou à moitié plein.
Une chance sur deux en somme !
Ensuite, tout n' est que palabres iniques et digressions arbitraires pour abonder dans le sens du constat.
Autant donc éviter de se perdre en conjectures dans un tel exercice aussi stupide qu' inutile...
Néanmoins, le secteur est évidemment toujours sous pression.
Des plans sociaux vont intervenir pour montrer que les groupes bancaires prennent bien le taureau par les cornes, désireux de se sortir du bourbier du subprime.
De surcroît, on entend déjà d' autres sons de cloche peu conciliants au sujet de Royal Bank of Scotland...
On évoquerait même un cas de figure similaire à Northern Rock ou presque...
5 milliards (de livres cette fois) de pertes annoncées...
Là encore, rien de très réjouissant !
Avec le G7 et son ultimatum, il faudra bien lever le voile d' une manière ou d' une autre sur le coût de la débâcle des crédits à risque "made in USA"...
L' EFFET DE MODE
Nous savons dans notre société ultra médiatisée, où le people désormais flirte avec le politiquement correct ( c' est le cas de le dire !!), que le matraquage des esprits, style bourrage de crâne à outrance, revêt une influence puissante sur nos comportements.
A force de lire par ci ou d' écouter par là que les matières premières, les denrées, le pétrole ou encore l' or sont à des cours historiquement élevés,
beaucoup ont cédé à la tentation d' entrer sur ces segments en se hasardant à la spéculation...
"C' est monté tellement vite et fort, que ça ne peut que redescendre...".
Il ne faut pas être devin pour analyser par cette simple phrase les achats compulsifs des joueurs pariant sur une vague de reflux des prix qui devait déferler...
Malheureusement, ce sont des secteurs qui obéissent à d' autres règles, autrement complexes, que l' évidence de supposer qu' après la hausse, c' est la baisse...
D' ailleurs, dans nos Editos précédents, nous nous gardions bien d' exhorter à se lancer dans l' aventure !!
Nous expliquions que le phénomène n' allait pas s' essouffler...
Puis, comme Warren Buffett le mentionne avec sagesse et humilité : "Quand on ne comprend pas, on ne touche pas"...
-50%
Le danger et nous ne cessons de le rappeler depuis plusieurs mois maintenant, vient du fait que le monde économique n' est pas encore affûté pour vivre en harmonie avec la mondialisation.
Il reste figé sur ses acquis.
L' omnipotence des Etats-Unis doit perdurer.
Le dollar Roi aussi...
Mais en hommage à Edward Lorenz, père de la théorie du battement d' ailes de papillon décédé cette semaine, et bien que la Grande Place américaine soit davantage de l' acabit d' un rapace (faucon) que d' un insecte des lépidoptères, le "Quand Wall Street éternue, c' est le monde entier qui s' enrhume" n' est pas une fatalité.
Il faut pour cela réformer tout le système.
Avoir le courage de remettre tout à plat... Oui... Utopie...
Le salut de l' uniformité des performances de la Planète Finance passe inéluctablement par un auto-contrôle afin d' éviter les dérives.
Un rééquilibrage des forces serait le meilleur moyen pour s' assurer d' une plus grande stabilité économique dans l' avenir.
Car que voit-on se profiler aujourd' hui ?
Monsieur Bernanke sur une rive s' amuse au gré de ses humeurs avec le curseur des taux fédéraux. Un coup à 5.25... un coup à 2.25... et demain ? 1.75% ?
Monsieur Trichet de l' autre côté de l' océan tente de contrer les velléités du Président de la Fed, en restant droit dans ses bottes sur le refi, prêt qu' il serait à l' augmenter même, pour contrer cette inflation insupportable, et ce, pour l' humanité tout entière !
Tandis que dans une certaine indifférence la bourse de Shanghaï, berceau de la croissance du Globe, a dévissé de 50% en l' espace de 6 mois !!
La Chine ayant décidé de changer de discours et de politique en soutenant son yuan compte tenu de la surchauffe sur les prix dans l' Empire du Milieu (voir notre précédent Edito), la locomotive de la croissance mondiale devient donc plus discrète alors que la Réserve fédérale dans son Beige Book vient d' accepter enfin l' augure d' une récession chez l' Oncle Sam...
Naturellement nous n' avons pas la faiblesse de nous raccrocher au credo d' une quelconque solidarité dans cet univers froid de la Haute Finance, où chacun prêche pour sa propre paroisse.
Cependant, il n' est pas certain que l' égoïsme paie à terme.
Nous préparons de nos jours, les crises de demain.
On peut paraphraser Saint-Ex puisque tout le monde se regarde en chiens de faïence.
Se sortir des turpitudes, ce serait plutôt tourner les regards dans la même direction...
Sauf à se réfugier dans les voies impénétrables du mysticisme et de la croyance suprême du "chacun pour soi et Dieu pour tous"...
Foxy
Plan FOXY pour lundi 21 avril
Chères lectrices, chers lecteurs,
En prenant appui jeudi sur notre Centre De Gravité à 4834 (point médian entre ONAS et ONAN), le cac s' est offert une belle envolée jusque sur le niveau du double top de février...
Selon nos estimations en cours de séance vendredi, nous vous donnions les 4975 comme un point de retour en guise de purge haussière, d' autant que nous constations du beau volume eu égard aux séances précédentes.
En somme, il est fort probable que nous ayons eu un marubozu de finalité de mouvement...
Pour autant, il conviendra de voir comment l' Extrême-Orient nous réveillera pour débuter cette nouvelle semaine.
Néanmoins, un pull-back de Court Terme sur 4775 est privilégié par la Méthodologie.
Nous devrions en effet nous cogner la tête sur le niveau des 4975/4980.
Certes, l' ONAN à quelques encablures apprécierait que la Place parisienne vienne le toiser... Or, il faudrait beaucoup plus de conviction qu' actuellement au courant acheteur afin de réaliser le voeu de cet Objectif Non Avoué Nord à 5047...
RDV lundi 8h50 pour les balises...
Foxy
Erratum :
il faut lire : "un pull-back de Court Terme sur 4834 (le CDG)...." et non "... sur 4775...".
BB2 : 4854 BB : 4913 PC : 4958 BH : 4977 BH2 : 5004
14h20
juste avant le déjeuner, nous sollicitions votre perspicacité en vous intimant de ne pas vous placer sur la BB puisque les résultats de Bank Of America allaient fausser le jeu...
Apparemment, ce fut une bonne inspiration.
Il convient désormais de voir si le pull-back sur les 4975 dont nous évoquons la possibilité depuis vendredi va nous ramener assez bas pour initier une position d' achat du marché.
15h49
On peut envisager une clôture qui donnerait toujours ce sentiment visant à la poursuite de la baisse à Paris par une figure en harami.
Un terminus vers les 4930 ne scellerait en rien le retour à meilleure fortune des acheteurs... Prochain point ici pour une suggestion éventuelle de position de nuit vers 17h10.
15h55
Special Wall Street : Objectif de première sur DJ : 12692.
17h17
On ne peut conseiller de position même si un harami baissier est confirmé car le chandelier du jour est trop important par rapport au corps de celui symbolisant la séance de vendredi. Nous aurions préféré un corps plus petit...
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| samedi 12 avril 2008, a 08:57 |
| RETOUR DE FLAMME |
Les bourses mondiales par la recrudescence de volatilité perceptible juste avant le week-end, font derechef montre d' une fébrilité accrue.
Après le rebond enregistré sur la quinzaine auparavant, beaucoup scrutaient l' élément déclencheur qui était susceptible d' apporter de l' eau au moulin des pourfendeurs de l' optimisme retrouvé...
Ainsi, les yeux étaient braqués sur les éléments endogènes au processus économique : les parités monétaires, le cours des denrées, le pétrole, l' or... Mais non, rien n' y faisait ! Même l' intervention de Monsieur Trichet ne parvint à faire tressaillir les indices ! C' est dire...
Les marchés avaient résolument pris la décision de conjuguer toutes ces menaces sur un ton léger, presque insouciant, quitte à adopter des attitudes systématiquement lénifiantes devant la pression des mauvaises nouvelles.
Certes... Mais cette innocuité eut ses limites !
Et comme souvent la douche froide surgit du côté où on ne l' attendait pas...
En l' espace de quelques minutes, en ce vendredi, à l' heure des coups de fourchette rythmant les variations des graphiques, la délivrance fit valoir ses droits par la publication d' un "profit warning" d' une "figure" de Wall Street.
LE BLUES DE LA BLUE CHIP
Les avertissements commençaient à pleuvoir sur le NYSE par les résultats notamment d' Alcoa et de AMD.
Cependant, la résistance de l' Atlas boursier face à ces déceptions ne se démentait pas, au point que l' on murmurait déjà que cette fois-ci, Paris visait au minimum les 5000 sur son indice phare.
Puis... ce vendredi durant la pause déjeuner, la deuxième plus forte capitalisation du Dow Jones, histoire de couper la faim aux appétits les plus voraces fit entendre le chant du signe aux acteurs de la Planète Finance : General Electric a donné de mauvais chiffres. Une nouvelle apparemment inattendue.
Le cac40 alors en hausse d' 1% et au-dessus des 4900 points, plongea dans les abîmes des courbes prenant à revers les opérateurs les plus aguerris en engloutissant plus de 100 points.
Un coup de semonce salvateur pour qui sut détecter les signaux de faiblesse de la reprise sur fond d' inquiétudes latentes eu égard au contexte.
Il n' empêche que par cette annonce, le conglomérat américain a vu son titre sanctionné comme jamais depuis le krach de 1987 : près de -13% à la clôture.
Il est certain que l' épisode jette un froid glacial alors que pourtant le matin même, le Nikkey affichait victorieusement presque +3%...
Nous réitérions dans l' Edito de samedi dernier toutes nos craintes suscitées par l' embellie trop hâtive sur toutes les places.
Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. Rien n' est gagné, rien n' est résolu.
UNE CRISE CORIACE
Durant sa conférence de presse à l' issue du statu quo sur le Refi, le Président de la BCE a reconnu que les difficultés auxquelles nous sommes confrontés sont plus tenaces que ce que l' on pouvait imaginer.
Evidemment, passons le sempiternel couplet de la lutte contre l' escalade des prix qui reste la priorité du banquier européen, se réfugiant de la sorte derrière l' objet de sa mission.
Pour autant, alors que voici que depuis plusieurs mois nous mettons en garde contre les dangers des baisses excessives du loyer de l' argent outre-Atlantique ; ce qui favorise l' accélération inexorable de l' inflation mondiale avec les spéculations sur les matières premières libellées en dollars (le billet vert pâtissant de la politique monétaire laxiste de la Fed),
nous risquons désormais une gangrène terrible sur une hausse des prix partout dans le monde, à cause en l' occurrence du sang de la terre, lequel navigue sur ses plus hauts historiques.
Quand on connaît l' importance du pétrole sur l' indexation de l' inflation, il y a de quoi redouter une synergie systémique du problème...
Monsieur Trichet n' a pas trop le choix, pris dans l' engrenage de juguler d' abord la montée inflationniste.
En revanche, au prochain FOMC, l' équipe de "Monsieur Bernanke & Cie" va vraisemblablement agir une fois de plus sur le prime rate...
La situation va se tendre au possible étant donné le différentiel de la rémunération de l' argent de part et d' autre de l' océan.
De surcroît, le G7 (dont le dernier gadget est d' imposer un ultimatum aux banques pour qu' elles fassent état de leurs pertes liées aux crédits us) n' est guère enclin à sourire au sujet de la croissance dans le Globe.
Il ne faudrait pas que l' obsession de combattre la vie chère vienne à tuer l' activité sur le Vieux Continent.
Nous entrons de plein fouet dans une bataille opposant les deux blocs, américain et européen.
Un choc des cultures qui peut faire vaciller toute l' économie mondiale.
On admet plus que jamais que la devise de la Bannière étoilée est la pomme de discorde en ces instants troubles.
Autre fait marquant, la Chine. Le pays qui avait axé sa politique commerciale sur la dévaluation de son yuan doit faire face à une inflation minant son équilibre.
C' est pourquoi, l' Empire du Milieu afin d' esquiver un soulèvement de sa population contre l' escalade des prix doit revoir ses prérogatives originelles en soutenant sa monnaie...
Tous ces dérèglements annoncent en effet une crise plus profonde que celle au demeurant superficielle du subprime.
Par ailleurs, les Etats-Unis nous apparaissent comme la nation qui détient les clefs du futur... comme toujours !
Même si dernièrement, Alan Greenspan se défendait d' avoir été l' instigateur des déboires immobiliers aux USA et par extension de la récession par ses agissements sur les taux fédéraux naguère,
son successeur en s' amusant avec le curseur est en train de construire une bulle gigantesque par le jeu de la dépréciation du dollar.
On peut d' ores et déjà prendre le pari que nous allons nous prendre les pieds dans le tapis si les Banques Centrales continuent à travailler faussement de concert...
L' anecdote retiendra tout de même que le bilan hebdo sur la Place parisienne affiche -2.1%.
Une respiration somme toute logique après le parcours jalonné de vert des deux semaines précédentes.
Gageons que pour la suite, il conviendra de s' attendre à des journées plus sportives.
La sinistrose va-t-elle reprendre le flambeau ? Peut-être...
De toute façon, quoi qu' il advienne, nous subirons la loi des marchés :
mais l' essentiel n' est-il pas de participer ?
A la condition sine qua non pour éviter toute déconvenue, de se présenter dans une forme olympique.
A vos marques...
Foxy
Plan FOXY pour lundi 14 avril
Chères lectrices, chers lecteurs,
L' entame de cette nouvelle semaine s' annonce bien délicate.
Wall Street s' est enfoncée de plus belle au cours de la séance de vendredi et Tokyo risque de ne pas apprécier ce revirement de psychologie alors que la place nippone était partie en week-end sur une note euphorique...
Certainement que l' Extrême-Orient ce lundi matin va accentuer la pression pour le coup d' envoi européen.
Il était selon nos projections normal que nous connaissions un tel pull-back sous les 4815 puisque le mouvement de hausse fut beaucoup trop violent.
De fait, on peut imaginer par l' analyse traditionnelle que les 4775 (moyenne mobile 50 jour renforcée par le milieu du marubozu yang du 1er avril) soient un point important...
Néanmoins, selon la Méthodologie, il faudrait davantage axer la vision du jeu sur une cible possible vers 4685 en légère exagération baissière.
De plus, nous nous attendons à un regain de volatilité important, par action réflexe à l' accumulation des journées passées dans de faibles ranges avec apathie d' indice.
Rappelons aussi que l' ONAS pointe aux 4620.
Le cac peut trouver de prime abord un équilibre aux alentours des 4730/4750.
La vigilance qui nous a permis jusqu' alors de déjouer les pièges de la Place parisienne nous servira encore de fil rouge pour cette reprise.
BB2 : 4675 BB : 4709 PC : 4751 BH : 4851 BH2 : 4878
Foxy
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| samedi 05 avril 2008, a 09:27 |
| ANGUILLE SOUS ROCHE... |
Voilà... Nous l' appelions de tous nos voeux : le rebond fringant de la Place parisienne s' est bien manifesté à l' unisson de toutes les bourses du Globe.
Notre cac a gommé en l' espace de 15 jours plus d' un tiers de sa baisse accumulée depuis le début de l' année.
Cette semaine, le bilan avoue sur la balance un fier +4.36%.
Les homologues en Europe sont également de la fête avec +3.10% à Francfort alors que la City londonienne voit son tableau hebdo verdir de 4.47%
Wall Street parvient à reprendre plus de 3% sur son Dow Jones pendant que l' indice plus représentatif, le SP500, exhibe une performance de +4.20%.
Le Nikkey monte quant à lui de 3.69%.
Une "secousse" d' optimisme oserait-on alléguer due essentiellement à un changement de cap de la psychologie des marchés persuadés par les nouveaux déboires d' UBS que nous aurions touché le fond de la crise et que les dépréciations d' actifs du secteur bancaire avaient abattu leurs ultimes cartes...
Mais brandir déjà le joker de la confiance retrouvée n' est-il pas un peu prématuré voire hasardeux ?
MOSK
Depuis quelques mois (bientôt un an !), la mode est au "people".
Alors adonnons-nous également à cet effet venu... des urnes de la République.
Dernier potin en date du gratin de la finance : le cas du frère de DSK, Marc-O.
Effectivement, après la révélation du "Parisien" selon laquelle le frérot de "Domino" venait d' être nommé aux States comme "représentant en Amérique de la Banque de France" auprès de la Réserve fédérale US,
les soupçons se portent sur ce brave Directeur général du FMI suspecté d' avoir favorisé cette intronisation à Washington !
Surtout dans cette histoire, ce qui chagrine n' est pas un éventuel "coup de piston" qui apparaît à tout le moins naturel, mais davantage les émoluments et autres traitements de faveur perçus par Monsieur Marc-Olivier Strauss-Kahn pour ses nouvelles fonctions.
Cessons la naïveté primitive s' il vous plaît !
A tous ces Dons Quichottes qui s' émeuvent par objurgations interposées de telles pratiques, comment se seraient-ils comportés s' ils avaient été dans la même situation ?
Au lieu de s' ériger en chevalier blanc au-delà de toute critique, ne feraient-ils pas mieux d' accepter le bon sens humain ? A chacun les siens en somme...
En revanche, DSK affirme ne pas avoir interféré dans cette nomination en tentant de balayer d' un revers de la main les suspicions accablantes : "Les affaires de la Banque de France ne me concernent pas".
Augurons que l' explication manque singulièrement de consistance, un mimétisme syntaxique qui rappelle l' épisode de la cassette d' ailleurs...
Comment l' éminent dignitaire tricolore du Fonds Monétaire International peut-il déclarer une telle ineptie ? Il aurait été plus sage de taire ce genre de boutade...
MIROIR AUX ALOUETTES... JE TE PLUMERAI
Nous finissons franchement par nous demander s' ils ne le font pas exprès en guise de pied de nez à la planète entière !
Cette semaine, nous avons eu droit à des interventions du Président de la Fed qui commence seulement à admettre que les Etats-Unis risquent d' entrer en récession.
Mais le comble du grotesque s' immisce par le fait que les "toutous" de Wall Street lui emboîtent le pas !
Les grands stratèges ayant pignon sur rue acquiescent l' "hypothèse" de Monsieur Bernanke.
Il y a belle lurette que l' Oncle Sam côtoie la récession (nous revendiquons le constat depuis octobre dans nos Editos). Il n' a certainement pas attendu après le satisfecit de la Fed et de ses dirigeants, ou d' économistes chevronnés...
La communauté le sait pertinemment et les chiffres catastrophiques de l' emploi outre-Atlantique n' auront surpris que les âmes candides.
La collusion à travers de jolies paroles des principaux responsables pour faire croire que la Bannière étoilée pouvait échapper à une contraction importante de son activité ne fait pas de doute.
Il appartient aux uns et aux autres d' éviter de prendre pour argent comptant les assertions habiles dont le rôle premier est de maquiller
la réalité conjoncturelle à coups de sophismes effrontés grimant la véracité économique au profit de belles digressions poussant à réfléchir à un "avenir meilleur".
A cet égard, les indices se seront plutôt bien comportés malgré cette douche très froide sur le front du chômage.
En vendant les marchés depuis des mois, les bourses ont acheté la rumeur.
Maintenant, alors que le mot "récession" est dans les moeurs, en rachetant leurs positions, elles vendent la nouvelle.
Cependant, nous allons encore vers de graves désillusions à cause de la flexibilité de la Banque Centrale américaine sur son prime rate.
Evidemment, au cours du prochain FOMC, elle va derechef appuyer sur la détente et ainsi lâcher du lest supplémentaire.
Des "fedfunds" à 1.75.
Probablement la prochaine étape !
Certes, a priori, compte tenu du ralentissement de la consommation à venir, le cycle va endiguer une résurgence violente de l' inflation, mais cette dernière sera sous-jacente encouragée par l' inflexion monétaire prodiguée par l' Administration Bush depuis plus d' un semestre.
Fatalement, un rattrapage s' effectuera puisqu' en économie, le temps que la planète finance ne digère tous ces déréglages d' instrument, il y a toujours une période d' observation et de latence.
Nous payons actuellement par le brusque coup d' arrêt de la croissance les hausses successives du loyer de l' argent aux USA avec retard donc.
Attendons-nous (mêmes causes mêmes effets mais inversés) à ce que nous ayons droit à une terrible montée des prix si le pays de Mickey poursuit dans cette politique monétaire accommodante pour sauver à l' instar d' un Messie obnubilé par la seule santé de sa croissance qu' il a lui même en partie martyrisée auparavant en la mettant sous la pression de taux élevés (cf. les fonds fédéraux à 5,25% l' été dernier).
La partie s' annonce bien délicate de ce côté-ci de l' océan pour le Gouverneur de la BCE d' autant que nous avons pris connaissance d' une inflation galopante sur le Vieux Continent.
Monsieur Trichet, s' il doit consentir un effort sur notre Refi pour lisser le différentiel dont l' écart s' annonce périlleux avec les taux américains, et pour donner une respiration souhaitée à l' économie européenne, va devoir bien prendre en considération tous les facteurs en présence et composer avec les quolibets qui ne manqueront pas de fuser.
Espérons que par le redémarrage de l' activité, si lent sera-t-il à opérer (sur la foi des perspectives de croissance mondiale corrigées à la baisse), nous n' entérinerons pas un mieux pour un pire...
Foxy
Plan FOXY pour lundi 7 avril
Chères lectrices, chers lecteurs,
Il va sans dire que cette reprise fulgurante s' est réalisée surtout à l' encontre du consensus, lequel tablait évidemment sur la poursuite de la dégringolade.
Comme très souvent, un contre-pied magistral pour mettre en difficulté les petites mains spéculant par des Ventes A Découvert au SRD s' est organisé.
Désormais, le jeu de massacre ayant été finement mené, nous allons revenir à des variations plus orthodoxes, en accord avec l' environnement fondamental.
C' est pourquoi, du point de vue de la Méthodologie, une pause salvatrice par une période de consolidation doit surgir sur les graphiques avec un retour vers 4815 (validant un pull-reverse de 40/50 par rapport à l' ancien ONAN à 4855).
Attention néanmoins, puisque nous avons toujours un flux haussier au regard de certains indicateurs traditionnels (bougies hebdomadaires attestant d' une belle englobante verte sur meilleurs volumes avec le marubozu qui aspire le doji semaine précédente).
En revanche, en intraday, le cac est dans un premier temps limité par les 4920/25 qui ont remarquablement fait leur travail de barrière jusqu' à présent.
BB2 : 4816 BB : 4851 PC : 4895 BH : 4931 BH2 : 4956
Foxy
12h15
Le cac est sous l' influence des places asiatiques et de la résistance du billet vert. Pas de statistique importante cet après-midi, il va falloir composer avec les indices américains.
Nous avons ouvert au-dessus de la barrière des 4920/4925.
Paris est encore sous le charme de ce bond.
Par ailleurs, le jeu des bougies en hebdo prédomine sur la configuration en journalier par des "pendus" successifs ainsi qu' une notion en "harami", lesquelles devraient à un moment donner de la voix sur le comportement indiciaire ici.
15h10
La BH2 a stoppé une deuxième fois les assauts du cac.
Pour qu' un apaisement puisse contenir un peu plus les velléités haussières, nous devons percer la zone 4925/4920.
Ainsi, un retour sur le psy. ne serait pas à écarter.
17h00
Nous surveillerons la clôture parisienne qui pourrait signer si nous devions terminer sous l' ouverture une séance en "étoile filante" ou en "doji pierre tombale" après une succession de journées marquées par des chandeliers en petits corps... Ce qui marquait déjà une hésitation par distribution des échanges sur des hauts de marché.
De plus, nous aurions encore une structure d' alerte pour un renversement de mouvement par cette "étoile filante"...
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| samedi 29 mars 2008, a 09:27 |
| LE GRIS AZUR DE l' ETE |
Enfin ! Depuis plusieurs semaines, la Place parisienne s' enfonçait à qui mieux mieux au fil des journées dans les profondeurs des cours...
Mais cette fois, le cac a redressé la tête et en hissant les couleurs du bilan hebdo amputé du lundi de Pâques, nous glissons fièrement un petit drapeau vert marquant +3.58%.
Naturellement, si déjà dans notre précédent Edito, nous supputions que la période était propice à un redoux sur le climat boursier, par cette reprise, on ne doit surtout pas conclure à la pérennité de ce regain d' enthousiasme.
Les indices entrent tout juste dans une ère de convalescence.
Les turbulences ne s' éteindront pas si facilement tant les foyers d' incertitudes et d' instabilité sont nombreux.
Ce qui implique qu' à tout moment des complications peuvent surgir sans prévenir et dans des domaines insoupçonnés...
POISSONS d' AVRIL...
Opération révélatrice de l' évolution de la Planète Finance :
qui aurait imaginé voici encore une année que le constructeur de la voiture la moins chère du monde puisse s' offrir les joyaux de la couronne britannique Land Rover et Jaguar ?
Apparemment, cet épisode commercial n' a pas ému l' opinion ; l' information est presque passée incognito.
A peine quelques communiqués ici et là notamment pour avertir les vieux nostalgiques des belles Anglaises de luxe, dépités de voir le raffinement nec plus ultra "so British" tomber chez Tata.
Mais que fait la Reine dans ce dédale de gros sous grotesque ???
Sa Majesté noya-t-elle son chagrin en recevant en grandes pompes pour l' Entente Cordiale le couple Sarkozy dans les replis dorés du château de Windsor ?
Toujours est-il que le cousin américain Ford ne s' embarrassa pas de préjugés en cédant à ce hard discount de la bagnole les fleurons d' outre-Manche.
Cette péripétie atteste de la mutation des pôles de la mondialisation.
Car plus qu' une simple opération marketing qui prêterait à sourire en lisant superficiellement le compte rendu ci-dessus, ce sont surtout tous les pans traditionnels de l' économie qui vacillent dans un consentement général puisque ce rachat n' aura suscité aucune grande polémique.
Restons le coeur léger en décortiquant un autre fait de l' actualité de la "Haute Finance".
Qu' apprenons-nous donc ?
Selon Europe1, une "grande banque" française se serait fait détrousser de son or en Turquie alors que l' Etablissement tricolore aurait confié à un joaillier de l' ancien Empire Ottoman environ 15 tonnes de métal jaune pour qu' il le revende en profitant de la flambée des cours actuels.
Sauf qu' une manipulation digne d' un prestidigitateur tel un David Copperfield au summum de sa forme lors de ses grands numéros d' illusionnisme, aurait fait disparaître le "magot"...
Livrer le nom de l' infortunée Société Générale permettra de couronner l' oeuvre de la bouffonnerie, laquelle s' élèverait à quelque 320 millions d' euros...
Aussi, les Etats-Unis y sont allés de leur petite comédie.
Ces Américains... on ne peut décidément pas faire sans eux !
En effet, par un tour de passe-passe remarquable, la Fed et JP Morgan ont transformé l' acquisition de "Bear Stearns" à 2 $ l' action en multipliant l' offre par 5 en l' espace d' une semaine, portant ainsi le coût à 10 $ par titre !
Mais le comble de la manoeuvre est que cette annonce servit de catalyseur aux indices pour recouvrer le moral !
Qu' importe le flacon pourvu qu' on ait l' ivresse...
Impensable !
Entre Tata par un chèque de 2.3 milliards de dollars qui se paye Jaguar et Land Rover ; SG qui perd 15 tonnes d' or ; la Réserve fédérale US et une banque d' affaires à la notoriété établie qui sur 7 jours revoient leur copie du simple au quintuple pour s' octroyer un Groupe meurtri, on est en droit d' émettre de sérieux doutes sur l' univers austère du milieu autour duquel graviterait une caste de golden boys et girls (parité s' il vous plaît...) à l' éminence grise prodigieuse.
Félicitons cependant tous ces acteurs pour leur talent de se tourner en ridicule. Sincères bravos Messieurs Dames !
Au passage, afin d' éviter à cet exposé (traitant de vecteurs graves dans un monde froid) qu' il ne caracolât tout de même pas au hit parade des pitreries de boulevard, nous avons tu l' intervention de Madame Lagarde qui vient de reconnaître enfin la révision à la baisse de la croissance française...
BLA-BLA-BLA...
Lors de sa conférence de Bruxelles, le Président de la BCE tint un discours relativement ennuyeux, lui-même d' ailleurs devait bien se demander ce qu' il faisait devant un parterre de journalistes assoiffés de scoops.
Parce que Monsieur Trichet n' allait rien divulguer de nouveau.
Inflation... priorité majeure.
Croissance en berne... l' euro...
Bref, seuls les quelques ratés des traducteurs ont permis de se relaxer dans une atmosphère pesante de banalités.
Néanmoins, l' Homme en place à Francfort a relevé que le pire pouvait encore survenir dans cette crise.
De fait, nous envisageons plus que jamais que durant le printemps la Banque Centrale fera un geste sur le loyer de l' argent sur le Vieux Continent.
Assurément son homologue de l' autre côté de l' océan va poursuivre sa politique de détendre davantage ses "fedfunds" d' autant que sur la foi des dernières statistiques, l' inflation se contiendrait ; le différentiel va commencer à poser problème compte tenu des rémunérations des monnaies dont le fossé se creuserait de manière trop importante pour ne pas déstabiliser les échanges.
De surcroît, la récession de l' oncle Sam ralentira fatalement le processus de l' escalade des prix dans le monde par une diminution de la consommation.
Il convient alors d' entrevoir par la déclaration du banquier européen que pour éviter un enlisement de notre économie, un coup de tonus à l' activité sera donné prochainement.
Augurons simplement que la stabilisation des soucis déclenchés par les "subprimes" à l' été 2007 fasse son effet.
Nous ne sommes pas à l' abri de nouvelles surprises, certes.
Acceptons que la phase conduisant à la rémission sera longue.
En revanche, avec toutes ces détentes monétaires aux USA, il faut considérer que des bulles spéculatives n' éclatent plus tard.
Il y va en l' occurrence des matières premières et du pétrole sur lesquels on suspecte des mouvements dommageables dans l' avenir.
Les marchés ne retrouveront pas la sérénité du jour au lendemain car un krach laisse des traces.
Si en ce week-end il sera fort simple d' avancer les montres pour épouser la conformité du passage au cadran de l' été,
et nonobstant le ton désinvolte emprunté par ces colonnes pour mieux appréhender l' absurdité de la nature humaine, en matière d' économie remettre les pendules à l' heure a toujours coûté plus que 60 minutes de sommeil en moins...
Foxy
Plan FOXY pour lundi 31 mars
Chères lectrices, chers lecteurs,
L' indice a offert une respiration quasiment inespérée en allant tutoyer les 4750...
Selon les projections de la Méthodologie, déjà en dépassant le psy. des 4700, il se mettait en difficulté par une surchauffe de ses possibilités immédiates.
En effet, ce point correspond à un haut qui n' aurait pas dû être tapé aussi rapidement.
Nous continuons donc de penser que cet excès devrait être corrigé avec un retour sur des niveaux un peu plus raisonnables.
D' ailleurs, cette forte reprise s' est réalisée dans de faibles volumes.
Néanmoins, nous conservons les 4691 en cassure baissière.
Et nous réitérons notre conseil de manier en ce début de semaine avec parcimonie les "calls".
Enfin, dernier avatar en date : l' annonce par l' Administration Bush de donner davantage de pouvoirs à la Réserve fédérale US pour qu' elle s' immisce plus en profondeur dans les affaires tel un super gendarme financier, ce qui devrait permettre de déceler toute anomalie...
Evidemment, lorsqu' on voit avec quelle "maestria" l' équipe de Monsieur Bernanke a conduit le rachat de "Bear Stearns" passant de 2 dollars l' action à 10 en moins de 7 jours, il y a de quoi avoir vraiment peur pour la suite des événements...
Inutile d' aggraver le tableau en remettant sur la table la parodie des taux fédéraux, lesquels sont descendus aussi vite qu' ils n' étaient montés pour le plus grand malheur de la crise actuelle.
Cependant, les marchés étant dirigés par de grands enfants ne demandant qu' à croire aux sornettes les plus stupides, nous verrons bien la réaction des Places mondiales...
BB2 : 4585 BB : 4633 PC : 4655 BH : 4724 BH2 : 4748
Foxy
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| vendredi 21 mars 2008, a 10:57 |
| Le marché n' est pas chocolat... |
Nous entrons dans le printemps.
La saison qui redonne vigueur à la nature.
Mais dans la finance, point d' éclosion de joie...
A peine quelques bourgeons d' espoir amorcent leur éclatement.
Pour le vérifier, jetons un oeil sur la courbe du cac.
L' indice termine la semaine écourtée sur un bilan laborieux : -1,2%.
Surtout, il ramène sa clôture hebdomadaire à un niveau qui remonte au début novembre 2005 à 4533 points.
Les méandres du parcours ne font finalement pas dans le détail depuis le début de cette année. Malgré quelques soubresauts, le constat se passe de commentaire : c' est la débandade.
Qui se sera accroché aux branches durant la descente en aura été pour ses frais.
En revanche, le sentiment laisse transpirer que le plus grave est peut-être derrière nous.
Mais soyons sur nos gardes en ne nous fiant pas seulement qu' à une hirondelle...
AUTOPSIE DES MOUVEMENTS
Nous relations le 1er mars (cf. "Le blé en herbe") que des variations erratiques poindraient sur les éléments qui participent activement au processus économique.
Ainsi, nous avons pu observer un reflux brutal des cours sur les matières premières, l' or, le pétrole, etc.
Certains spécialistes y voient des réallocations d' actifs en faveur des actions.
Parade logique en somme que d' expliquer le principe des vases communicants !
On vend ici pour racheter là... Néanmoins, la réalité paraît beaucoup plus complexe in fine.
Autant chercher des complications n' a jamais servi à éclairer les débats, autant se résigner à accepter des interprétations trop évidentes expose à de désagréables surprises.
Rappelons simplement la flambée auparavant des prix sur ces segments...
Il est donc très probable qu' après de telles envolées, il y ait de justes prises de bénéfices, histoire de rééquilibrer la donne.
De surcroît, lorsque des variations aussi importantes se manifestent en aussi peu de temps, on ne peut y déceler que de la pure spéculation.
Certes, les USA malades s' ingéniant à trouver une issue à leur souci de croissance au mépris d' une menace d' inflation systémique, ont favorisé à l' envi la dépréciation de leur devise par les actions successives de détente monétaire.
Ce qui au demeurant a permis des applications juteuses notamment sur les matières premières libellées en dollars.
Mais à un moment, il faut bien retomber sur terre !
Souhaitons au passage que nous ne soyons pas dans le phénomène récurrent de bulles en formation cette fois-ci dans ces secteurs.
Les arbres ne grimpent pas jusqu' au ciel... Toujours en fait la même rhétorique... L' exposé est donc très limpide.
Qui a pensé que l' on cherchait à noyer le poisson en eaux troubles par des hypothèses alambiquées ?
LE SERMON
Le rendez-vous majeur fut bien entendu le FOMC mardi dernier et la décision de baisser comme nous le supposions dans ces colonnes lors du précédent Edito, de 0.75 point les "fedfunds".
Naturellement, on prend les mêmes et on recommence la grande mascarade.
Retour des belles harangues avec dans le rôle du prédicateur magistral Monsieur Bernanke, lequel dans un serment presque parfait et à coups d' imprécations renforcées par l' inflexion du loyer de l' argent eut la verve chaleureuse pour remonter le moral des troupes à Wall Street !
Pour ce scénario fort convenu, le patron de la Fed a sorti son plus beau langage et comme d' habitude depuis plusieurs mois, a laissé entrevoir des allégements supplémentaires au cours des prochaines réunions.
Même les plus rétifs des analystes ont fini par saluer l' initiative...
"Ouf ! Nous sommes sauvés ! Le Président de la Réserve fédérale a oeuvré comme il fallait" entendit-on à travers des gémissements de soulagement.
Nous dirons plutôt que beaucoup se dépêchèrent de se réjouir de peur de pleurer par la suite...
Notons également que ces fortes inflexions prises en toute hâte sur les taux directeurs US pour circonscrire l' incendie ne sont que la conséquence des hausses précédentes décidées dans une inconscience certaine et à tour de bras par cette même Banque Centrale américaine !
Le pyromane s' est métamorphosé en pompier de service...
CIRCONSTANCES PROPICES EN EUROPE
Evidemment, tous les regards convergent sur la BCE.
Monsieur Trichet doit actuellement avoir les oreilles qui sifflent.
Dorénavant le Président de la Banque Centrale Européenne est attendu à l' orée du bois.
Notre suggestion d' il y a peu était de patienter jusqu' à des taux directeurs aux Etats-Unis aux alentours de 2% afin que nous aussi nous commencions à amaigrir notre Refi.
Probablement que le banquier dans son fauteuil à Francfort y a songé.
Rien ne servait de contrarier une pente naturelle encouragée par l' oncle Sam.
Il était impératif de laisser filer l' euro face au billet vert : l' exercice était inéluctable eu égard au contexte.
Cependant, désormais par le jeu des fluctuations spéculatives évoquées ci-dessus et sur la foi du différentiel de rétribution des monnaies de chaque côté de l' Atlantique, il est opportun de se poser en redresseur de la situation en faisant barrage à la hausse de notre devise unique et en redynamisant l' économie du Vieux Continent.
Nous approchons certainement d' une action sur le prix de l' argent sur cette rive de l' océan.
A cela, nous invoquons une raison primordiale : la récession de la Bannière Etoilée qui n' étant plus qu' un secret de Polichinelle, va ralentir l' escalade de l' inflation malgré les manoeuvres sur le prime rate de l' équipe Bush dans un proche avenir.
Le monde en consommant moins réduira la demande des produits ; ce qui devrait peser sur les prix en l' occurrence.
Si "Avant l' heure c' est pas l' heure", la vigilance s' impose puisqu' il ne faudrait pas rater le coche... "après l' heure c' est plus l' heure".
Estimer que la crise est à un tournant nous semble évident sans pour autant occulter les problèmes sous-jacents liés aux "subprimes" et au manque d' harmonie régnant au sein des différents pôles de la mondialisation.
En effet, les tensions sur les paires (en particulier $/yen et euro/$) ou sur les échanges globaux avec les pays émergents et les dommages "colatéraux" du système de crédit aux Etats-Unis ne se règleront pas d' une chiquenaude...
En ce week-end pascal, loin de nous l' idée de nous laver les mains du devenir de la planète Finance, mais probablement n' avons-nous pas voulu enfiler le costume de Ponce Pilate à l' encontre de l' Atlas boursier...
Puis, au vu des mois passés, les marchés n' auront pas non plus attendu l' éventuelle sentence pour ouvrir leur chemin de croix !
Nous les avons d' ailleurs accompagnés dans leurs souffrances.
Qui se comporta en agneau dans ce redoutable périple a été tondu jusqu' à son bas de laine !
Même à Pâques, il n' est pas sacrilège d' aviser qu' on ne fit jamais d' omelette sans casser d' oeufs...
Foxy
Plan FOXY pour mardi 25 mars
Chères lectrices, chers lecteurs,
D' abord, nous vous souhaitons de bonnes Fêtes de Pâques.
Nous espérons que la chasse aux friandises dans les jardins aura émerveillé autant les petits que les grands !
Mais nous savons pertinemment que les cloches ont gâté tous les enfants sans exception...
Pour cette reprise après le long week-end, selon nos projections et en élargissant le champ de vision, la Méthodologie suppose que le cac devrait osciller dans une portion de terrain comprise entre 4320 (ONAS 4321) et 4700 (ONAN 4682) et ce, pour occuper une partie du printemps...
En effet, il appert que l' indice ait trouvé une zone d' équilibre dans ces parages après la forte décrue subie depuis plus d' un semestre.
Notre "M" baissier est toujours valide et l' objectif campe sur 4380.
Il n' est pas impossible d' atteindre ce point vers la fin du mois...
Néanmoins, cette constatation chartiste n' est qu' un indicateur et en rien un signal pour prendre position sur les marchés.
Il convient de recouper ces données avec d' autres vecteurs, plus aiguisés, issus de notre approche personnelle...
Pour autant, en ce mardi, nous plaçons une strate dont la lisière du haut coûte 4556 tandis qu' au sud la limite indique 4530.
Il sera intéressant de viser l' éjection de la bande de jeu...
BB2 : 4591 BB : 4628 PC : 4682 (ONAN) BH : 4703 BH2 : 4736
Foxy
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| samedi 15 mars 2008, a 10:03 |
| CHRONIQUE D' UNE MORT ANNONCEE |
Hourra !
Mardi dernier, Wall Street avait invité à faire bombance dans une séance d' anthologie : au menu, l' envolée historique de plus de 400 points portant son avance journalière à +3.55%... Du jamais vu depuis 5 ans.
Oui... sauf que le soufflet est très vite retombé juste avant le week-end.
Alors que certains estimaient que l' on arrivait quasiment au bout du tunnel sur ces dépréciations d' actifs relatives aux "subprimes", le bruissement de la faillite d' une filiale de "Carlyle" (survolée lors de notre précédente Edition) suffisait pour rendre de nouveau hystérique la planète Bourse !
En guise de cerise sur le gâteau, les rumeurs incessantes et récurrentes qui empoisonnent les marchés sur un grand établissement prêt à mettre la clé sous le paillasson outre-Atlantique se virent préciser.
En effet, la Banque Centrale américaine a dû venir d' urgence à la rescousse de "Bear Stearns" par l' aide de JP Morgan pour renflouer les caisses de cette banque d' affaires très prisée aux USA.
Par ailleurs, il convient de ne pas trop s' agiter avec cette nouvelle.
Puisqu' il faut "en garder sous la semelle".
Ne pas crier au pire des scandales... car d' autres vont surgir dans ce compartiment très exposé ! Alors que pourrait-on alléguer si nous grillions déjà toutes les cartouches ?
Des coups de fusil, il faut s' attendre à ce qu' il y en ait encore.
Et du gros calibre !
L' action du Groupe d' Alan Schartz, finissant à -46% vendredi soir, ne sera probablement pas un cas isolé.
Et des noms circulent dans les arcanes de la finance...
A qui le tour désormais ?
Ces mesures adoptées par la Fed (extensions d' emprunts à des banques n' étant pas des Etablissements de dépôts ) rappellent la situation lors de la Grande Dépression des années 30.
LE NERF DE LA GUERRE
Les mots s' anglicisent depuis quelques temps lorsqu' on évoque la crise.
Il n' est pas rare d' entendre un Jean-Pierre Pernaut au JT de 13h00 prononcer avec un léger accent franchouillard les "subprimes" américains.
Il y a de grandes "chances" pour que bientôt le présentateur picard préféré des Français n' apprenne à prononcer le "carry trade" !
Il va sans dire (et nous soumettions à votre sagacité voici peu les turbulences des parités monétaires et ses conséquences) que le dérèglement occasionné par l' effondrement du dollar aura des répercussions dont l' ampleur est occultée actuellement par les crédits à risque.
Chaque malheur attend le moment propice pour se manifester...
Attendre patiemment son tour comme à confesse en somme.
En bourse comme ailleurs, la mode fait son show !
Néanmoins, lorsqu' on connait les mécanismes de la planche à billets...
Il y a de quoi trembler vraiment.
Les spéculateurs jouent avec les taux des différentes banques centrales et sur la force des devises.
Ce sont des opérations très juteuses... jusqu' au jour où le cycle se retourne...
Et nous sommes en plein demi-tour sur les paires.
Il va falloir passer à la caisse pour rembourser...
Traditionnellement, le carry trader profitait de la faiblesse des taux au Japon et de la santé fragile du yen pour emprunter à la BoJ et placer l' argent outre-Pacifique (ne pas se tromper d' océan cette fois !!) afin de tirer avantage des différentiels.
Mais la période du billet vert flamboyant soutenu par des taux directeurs à 4 ou même à 5.25% est révolue...
La devise nippone montrant toute sa puissance à moins de 100 pour une coupure US oblige les cambistes à déboucler leurs positions pour éviter le massacre.
Compte tenu du contexte, Monsieur Bernanke s' apprête le 18 mars à affaiblir davantage la monnaie américaine par une inflexion estimée dorénavant entre 0.5 et 0.75 point des "fedfunds".
La spirale infernale est inversée.
Le pétrole peut s' apprécier au-delà des cours d' aujourd' hui, même s' ils semblent très élevés tandis que les matières premières libellées en dollars auront également le vent en poupe...
L' inflation appréciera à sa juste valeur de fait la nouvelle impulsion.
L' escalade des prix à l' échelle mondiale est comme nous le relations depuis quelques mois sur de "bons" rails.
La locomotive est en marche. La Réserve fédérale lui donne une aide précieuse en baissant sans arrêt le prix du loyer de l' argent sur l' autel de la croissance à doper coûte que coûte.
D' aucuns, probablement pour se rassurer eux-mêmes, et nonobstant les déclarations du Président Bush qui estime que le salut de l' économie des USA passe par un dollar fort alors que ce dernier mord la poussière, supposent toujours que l' administration de la Bannière étoilée a la main mise sur la crise, et en l' occurrence qu' elle contrôle parfaitement l' effondrement de sa monnaie...
Osons au moins croire que le locataire de la Maison-Blanche, au pays du poker, s' inspire de Jean Cocteau à ce sujet : "Puisque ces mystères me dépassent, feignons d' en être l' organisateur" !
Presque anecdotique, le bilan hebdo à Paris bien que teinté de rouge, est tout de même relativement flatteur, eu égard aux perspectives : -0.58%.
Le Dow Jones se porte plutôt bien pour un indice malade : +0.48%
Le vent vient de l' Extrême-Orient avec un nikkey souffrant de la robustesse de la devise nationale : -4.23% sur la semaine.
Dans cette morosité conjoncturelle, faire un pronostic sur les courbes des graphiques sans jouer les oiseaux de mauvais augures relèverait de l' utopie ou de la naïveté.
Tout au mieux accordons-nous l' idée de promouvoir la bienséance de la fatalité, laquelle accepte la réalité sans sourciller.
"Le marché mènera où il voudra... et mourra où il devra".
Foxy
Plan FOXY pour lundi 17 mars
Chères lectrices, chers lecteurs,
Une fois de plus, nous avons fini la semaine par une superbe feinte du balayeur sur les marchés.
La Place parisienne a donc pris son appui sur le CDG aux 4707 pour plonger en quelques minutes dans la zone dangereuse répertoriée sous le psy. des 4600.
On l' a vu, sous ce seuil, les épilepsies sont nombreuses...
Il conviendra de faire très attention.
On peut aller dans tous les sens par des mouvements anarchiques.
Nous revenons à un aspect très technique.
L' ONAS n' est plus très loin sur 4481. Le cac désirera-t-il le visiter dès cette reprise ? L' indice est toujours sous le coup d' un "M" qui peut le ramener jusque 4380 environ sur une première extension baissière durant les prochains jours.
Tout dépendra surtout de l' atmosphère en Extrême-Orient !
L' Asie risque de nous aider beaucoup quant à l' ambiance de la semaine.
Nous attendrons sagement son verdict à notre réveil avant de nous lancer dans toute projection pour la séance.
D' autant qu' avec le regain important de nervosité, nous devons nous préoccuper de tous les vecteurs de calculs boursiers pour rendre des projections les plus fiables possibles.
Foxy
WARNING !!
Il faut se réfugier dans la sagesse par de tels mouvements attendus... Le marché est le plus fort... Pour aujourd' hui, l' ouverture en l' ONAS semble se vérifier... Aussi, nous vous conseillons une prudence extrême.
Se placer ce lundi est relativement périlleux...
Idée d' entrée vers 4450 pour tenter un reverse.
L' ONAS peut contenir le reflux du cac.
La volatilité va être une source délicate à contrôler ce jour particulièrement.
Le rebond a eu lieu ce matin juste sur le niveau proposé. Désormais, il est souhaitable de laisser le marché trouver un équilibre puisqu' il n' a pas de repères dans cette zone de jeu, laquelle n' a pas été sondée depuis longtemps...
Foxy
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| samedi 08 mars 2008, a 10:08 |
| OH, YEAH ! |
A la vôtre ! Nouveau petit coup de rouge à Paris !
Et pour trinquer... il est clair que les graphiques ont subi la loi des marchés de plein fouet.
Le tableau hebdo affiche -3.58% sans espoir de rémission a priori.
On peut toujours palabrer, discutailler, chercher le pourquoi du comment...
Il n' empêche que la véracité des chiffres se passe de salamalecs.
La baisse pèse de toute sa lourdeur sur l' Atlas boursier tout entier !
Wall Street accuse -3% sur la semaine. Il faut remonter à octobre 2006 pour retrouver de tels cours outre-Atlantique sur le Dow Jones tandis que le nikkey s' effondre du double sur les 5 jours (-6%) ; Kabuto-Cho par sa cure d' amaigrissement a perdu un quart de sa valeur indiciaire sur un an.
Pour autant, doit-on estimer que la purge arrive à son terme ?
Rien n' est inscrit dans le marbre à cet égard.
La crise financière cristallise toutes les peurs au point qu' elle annihile les moindres tentatives de rebond, bottant en touche toute initiative lénifiante visant à vouloir redonner du coeur à l' ouvrage aux investisseurs.
L' ALCHIMIE DU PETRODOLLAR
Si les prix des actions fondent comme neige au soleil, ceux des éléments endogènes à l' économie montent à une vitesse vertigineuse.
Ainsi, samedi dernier, nous commentions que le mouvement n' allait pas se tarir en si bon chemin.
La phase semble à tout le moins se poursuivre en tout cas :
les matières premières, l' or, les céréales... et le pétrole naturellement.
Il est de bon ton d' alléguer actuellement que grâce à un euro fort, on puisse atténuer le coût du baril sur le Vieux Continent.
C' est un non-sens.
En effet, justement si l' or noir ne cesse de battre des records historiques, c' est d' abord la faute à la dégringolade du billet vert et aux spéculations qui en résultent !
Le problème est pernicieux.
Il suffit froidement pour s' en convaincre de visiter un peu l' histoire en nous arrêtant à la période des chocs pétroliers de 73 et 79.
Qu' y voit-on ?
A ces époques que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, le dollar coûtait 4,30 francs... (ça ne nous rajeunit pas dites donc !!).
Il était au plus bas... contrairement à l' essence qui valait de l' or.
Et que devons-nous constater aujourd' hui ?
Que c' est exactement les mêmes rouages d' un point de vue de l' équation uniquement (le contexte étant différent assurément).
Quand le dollar est faible, le sang de la terre est au zénith.
De facto, la devise européenne ne sauve en rien les meubles par le supposé jeu de la parité.
Sa force est la résultante des vases communicants.
Clin d' oeil amusant s' il en est :
la paire euro/dollar à 1,54 nous indique qu' il faudrait un peu plus de 4,25 francs pour se payer une coupure américaine... comme dans les années 70 !
L' HOMME QUI DIT NON
Nous avons eu droit jeudi au discours de Monsieur Trichet lors de sa conférence de presse à la suite du statu quo monétaire.
Rien de bien nouveau en somme.
Le banquier européen s' est contenté de réaffirmer sa ligne de conduite à laquelle nous souscrivons : juguler l' inflation reste la priorité sur cette rive de l' océan.
Evidemment les propos font grincer des dents ceux qui craignent l' asphyxie ou qui désiraient faire pression sur la BCE pour qu' elle lâche un peu de lest sur les taux...
Il est nécessaire de poursuivre dans cette voie d' autant que du côté de la Bannière étoilée, la Fed s' apprête à détendre le loyer de l' argent le 18 mars au moins de 0.5 voire 0.75 point...
Le Gouverneur en place à Francfort abonde dans le sens de notre théorie en annonçant que la mondialisation est un vecteur inflationniste.
Monsieur Bernanke va, qui plus est, donner du grain à moudre aux marchés par une nouvelle adjudication de liquidités a-t-on appris vendredi...
Par ces "subprimes", du beau linge est au tapis.
Précédemment, "Peloton partner", la star de l' immo outre-Manche classée meilleur fonds en 2007, a été contrainte de mettre en vente son fonds investi dans le crédit.
Ce jeudi, "Carlyle Group", le très puissant fonds d' investissement a vu une de ses filiales suspendue à la bourse des Pays-Bas, pendant que "KKR" rencontre également des soucis avec l' une de ses branches dans la brique US et dont la note a été dégradée par S&P...
Dans le même temps que les "hedge funds" agressifs redoutent de l' avenir eu égard à leurs placements à risque en l' occurrence dans l' immobilier, Warren Buffett vient d' être consacré "Homme le plus riche du monde".
Celui qui se fit qualifier naguère de "vieux papy rétrograde" en plein avènement de la "nouvelle (et très fugace !) économie" parce qu' il s' était tenu à l' écart du mirage "dot com", peut aujourd' hui esquisser quelques rictus... N' est pas âne celui qu' on croit.
Depuis octobre dernier, nous pensions bien que l' Oncle Sam entrerait inéluctablement en récession avec le danger d' une stagflation qui pointerait le bout de son nez.
D' ailleurs, en reprenant quasiment tous nos Editos et leurs conclusions, on n' infère pas à travers nos colonnes que nous voyions la vie en rose depuis tous ces mois !
Désormais, la communauté financière s' accorde à croire enfin que ce scénario éludé par la Maison-Blanche et par la Banque Centrale des Etats-Unis ne fait plus de doute, éclairée tardivement par le rapport du Livre Beige et par la série de statistiques dont nous venons de prendre connaissance.
Etre en avance de deux ou trois longueurs sur les autres... là n' est pas notre constat pour tirer une quelconque gloriole.
Non... En fait, nous allons rencontrer plutôt des soucis d' intendance avec nos placards !
Puisqu' en observant la marmaille de la Haute Finance prononcer toutes ces élucubrations sur le planisphère boursier en s' efforçant de convaincre les âmes candides que la crise n' aurait été que passagère, il va falloir se résoudre pour faire honneur à la chanson d' Antoine, à se parer de chemises à fleurs...
Foxy
Plan FOXY pour lundi 10 mars
Chères lectrices, chers lecteurs,
Nous arrivons à la croisée des chemins pour le cac.
Il faudra beaucoup de courage à la Place parisienne sur cette semaine puisque selon nos projections, elle doit finir ce vendredi prochain en sauvant le centre de gravité (point médian entre ONAS et ONAN) alloué par la Méthodologie sur 4707 minimum donc afin de préserver ses chances de revoir un trend à l' achat pour le printemps.
C' est dire l' enjeu...
Ne surtout pas occulter la parité dollar/yen qui joue également son équilibre vers les 101/102.
Si un nouvel accès de faiblesse du billet vert survenait, la monnaie nippone pourrait faire capoter dangereusement le carry trade qui est en cours sur cette paire avec des dégâts à prévoir sur les indices.
Paris est actuellement sous une forte pression à la vente, depuis quelques jours déjà, en l' occurrence depuis la cassure des 4700 psy.
Nous vous rappelons que nous sommes dans une zone particulièrement sensible aux fluctuations convulsives.
La nervosité risque encore d' être au rendez-vous durant quelques séances.
Compte tenu du niveau périlleux, nous pourrions assister à quelques velléités offensives du courant acheteur, lequel vendrait de toute façon chèrement sa peau...
Pour la journée, nous avons en bas les 4591 qui, s' ils étaient cassés, inviteraient à des dégagements possibles.
BB2 : 4549 BB : 4580 PC : 4604 BH : 4678 BH2 : 4723
Foxy
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| samedi 01 mars 2008, a 10:45 |
| LE BLE EN HERBE |
"N' aie nulle peur de l' année bissextile mais de celle d' avant et de celle d' après".
L' adage est pour le moment dans le vrai.
Puisque 2007, dès que nous eussions pris connaissance des déboires américains avec les "subprimes", nous en fit voir des vertes et des pas mures...
Cependant, le conseil populaire émanant du dicton semble contesté en l' occurrence par le début des hostilités de 2008 !
Ne rien redouter de l' année en cours quand on lit le score de la Place parisienne depuis le 1er janvier relèverait de l' insouciance...
Après le fort décrochage du premier mois (-13%), qui s' attendait à une reprise en février en aura été pour ses frais (-1,5%).
Le bilan hebdo marque une légère baisse portant le rouge à -0,7%.
Néanmoins, nous savons qu' en bourse, tout peut aller très vite.
Cette vieille Dame respectable est d' une redoutable versatilité :
il lui arrive de porter au pinacle le lendemain ce qu' elle brûlait la veille !
En revanche, n' ayant pas de compétence spécifique en gérontologie, nous nous garderons de porter un diagnostic sur cette facétieuse douairière !
Pour autant, en fonction du climat pesant sur la Finance en général, rien ne prédispose à un apaisement.
LA METHODE COUAC
Nous avons eu cette semaine des propos de Monsieur Bush qui se voulait rassurant sur la situation.
Il est persuadé que la vigueur de l' économie de la première puissance du monde (elle l' est toujours jusqu' à maintenant) bien qu' elle soit en décélération "momentanée", sera suffisante pour éviter la récession.
Etrange tout de même ce comportement qui vise à vouloir sans cesse couvrir des données chiffrées catastrophiques en criant encore plus fort que tout est sous contrôle !
Bientôt le porte-voix ne quittera plus le locataire de la Maison-Blanche qui pour rasséréner son monde a dû probablement être influencé par l' ancien spectacle de Dany Boon "Je vais bien, tout va bien..." !
Attention cependant, car si le Président des Etats-Unis puise son inspiration dans le personnage de l' humoriste français, ayant déjà toutes les difficultés à saisir les subtilités de ses allocutions lorsqu' il évoque notamment (en pleine déroute du billet vert) que le salut de l' économie us passe par un dollar fort, nous n' osons imaginer ses discours empreints d' un langage hybride de patois "Ch'ti" américanisé.
Aussi, son comparse de la Fed y est allé de sa contradiction :
le patron de la Réserve fédérale confirme bien que l' oncle Sam ne connaîtra pas de récession mais dans le même temps, il ajoute que la situation est plus difficile à gérer que lors de la récession de 2001 !
Dans ce contexte, il nous appartient de vous intimer l' idée de vous munir d' un "pépin" pour pallier toute averse possible que n' auraient pas détectée nos deux illustres "senors Météo" d' outre-Atlantique.
Mars... et ses giboulées...
L' AFFRONT A REACTION
Le tour du propriétaire de la bourse met en exergue une conjoncture plus que critique.
N' en déplaise à Monsieur Bernanke, jurant que la stagflation n' a pas sa place, nous renforçons notre analyse à ce sujet.
Nous expliquons depuis plus de quatre mois que nous craignions un embrasement de l' inflation, encouragée par les détentes successives du loyer de l' argent de l' autre côté de l' océan.
Le pétrole, les matières premières trouvent un allié de poids pour grimper dans la glissade du dollar en plus.
Il va sans dire que lors du FOMC du 18 mars, nous aurons droit à une nouvelle inflexion des "Fedfunds".
0.5 certainement.
Puis dans la foulée, lors de la réunion suivante encore 0.5, ce qui porterait le principal taux directeur vers 2%, comme le consensus le suppose...
La devise américaine n' a pas fini de boire le bouillon de fait !
Le yen aux alentours de 107 dans sa parité de nos jours, pourrait bien vite valoir 100 pour un dollar, tandis que notre euro culminerait vers 1.65 selon des projections résolument réalistes...
Ainsi, Monsieur Bush et son dollar fort ont du souci à se faire!
Gageons que les âmes anti-Trichet auront alors tout le loisir de se déchaîner contre le Président de la BCE si nous en arrivions à de tels extrêmes afin qu' il revoit enfin sa politique monétaire.
Il est probable que la Banque Européenne offre une respiration dans le courant du printemps.
Alors que l' euro est à son plus haut historique, et Monsieur Sarkozy avait pris pour habitude de fustiger le banquier français de Francfort en prenant comme exemple la pénalisation que subit Airbus face à son homologue Boeing par la force de notre argent, EADS faisant donc fi des dissonances monétaires dénoncées par la logique de l' Elysée, vient de remporter un contrat monumental auprès du Pentagone, au nez et à la barbe de son principal concurrent... et sur ses propres terres s' il vous plaît !!
Le Président de la République doit se gratter la tête tout en se félicitant de ce succès commercial...
Dans ces circonstances, il faut prévoir des fluctuations monétaires plutôt brutales et erratiques, lesquelles engendreront des spéculations féroces sur les matières premières dans les mois à venir.
Juguler l' inflation est la priorité. Nous apprécions évidemment l' action ferme de Monsieur Trichet qui va dans ce sens.
L' or qui a tutoyé les 976 dollars l' once à Londres est en pleine forme, en tant que valeur refuge...
Autant d' éléments qui militent à tout le moins pour une prudence relative dont la sagesse amène à veiller au grain tandis que les céréales battent des records...
"En l' année bissextile, garde du blé pour l' an qui suit".
Foxy
Plan FOXY pour lundi 3 mars
Chères lectrices, chers lecteurs,
D' abord si parmi vous nous comptons des mamies, nous vous souhaitons une Joyeuse Fête en espérant que vos petites (et même grandes) têtes blondes auront su vous choyer pour cette journée qui vous met à l' honneur...
Reprenons donc notre bâton de pèlerin pour cette reprise boursière avec en théorie du remue-ménage sur les Places mondiales, compte tenu du dévissage new-yorkais vendredi.
L' Extrême-Orient sera surveillé au réveil !
Il conviendra alors de s' armer d' une grande méfiance car selon nos projections, le mouvement risque d' être rapide.
Depuis que le cac a perforé les 4900, nous recelions un retour de volatilité sur Paris.
Il est quasiment certain que la nervosité va une fois de plus faire parler la poudre.
A cet égard, la Méthodologie a déniché au sud une possible double détente baissière avec en premier lieu un point situé à 4763 et un second dans la foulée justement collé à l' ONAS sur 4723.
Nous manierons donc précautionneusement cet ONA en particulier en pull-reverse car la configuration technique ne permet pas réellement au cours de la séance d' après ces calculs de miser de la sorte...
Nous aurons probablement une journée marquée par de la vitesse de variation.
Notons qu' il nous faudrait attraper en clôture au minimum les 4844 pour donner un peu d' air aux acheteurs.
En dessous, la pression est nettement à la vente.
BB2 : 4636 BB : 4683 PC : 4724 (ONAS) BH : 4838 BH2 : 4861
Foxy
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| samedi 23 février 2008, a 17:00 |
| S' ADAPTER... OU MOURIR |
Un bilan hebdo sous le signe du yo-yo mais qui marque néanmoins un +1.10% satisfaisant.
Nous avançons doucement attendu que l' environnement n' est pas propice à une franche reprise.
Le cac40 a sauvé la couleur verte de laquelle il s' était habillé à l' issue des 5 dernières séances précédentes.
Nous dirons que nous venons de vivre une phase de transition.
ODEUR DE SOUFRE
Une semaine marquée d' abord par la géopolitique.
Même si elle est passée quasiment inaperçue sur l' échiquier boursier, la proclamation de l' indépendance du Kosovo revêt un caractère de premier choix.
Certes, à l' évocation des Balkans, le voyant "danger" clignote immédiatement tant la région est considérée comme une poudrière.
Déjà au XVIème siècle, Michel de Nostre-Dame s' était penché sérieusement sur la question...
A l' heure en effet où la planète Finance tourne au ridicule au gré de la fantaisie humaine, s' en remettre alors aux Centuries de Nostradamus n' est certainement pas plus idiot pour tenter de décrypter la santé du Globe !
L' ésotérisme a au moins la vertu de ne point s' embarrasser d' explications tirées par les cheveux afin de justifier ses choix, évitant de fait, tout crêpage de chignon intempes-tif (traitement capillaire s'il en est peu orthodoxe pour la gent masculine !)...
L' avènement du Kosovo divise au sein du Vieux Continent :
entre les états saluant l' initiative et d' autres plus circonspects, les pays membres font montre une fois de plus d' une inquiétante dissonance, ce qui jette inéluctablement le trouble sur la légitimité politique de l' UE.
D' autant que le président russe ne s' est pas fait prier pour délivrer une belle dédicace tout en nuance aux Occidentaux :
"(Le Kosovo) est un précédent horrible qui va vous revenir dans la gueule".
Souhaitons que les esprits se calment...
Toujours en matière de bellicisme, une nouvelle incursion de l' armée turque au nord de l' Irak ravive également les craintes d' un embrasement tandis que l' ONU et l' Occident ont appelé à la modération face à l' escalade de la tension bien vive.
Une crise internationale peut éclater à tout moment à partir de ces foyers en ébullition.
A surveiller tel le lait sur le feu.
INFLATION RECESSION STAGFLATION
Vendredi soir, la place américaine a confirmé qu' elle appartenait au Grand Orchestre " Mascarade et Cie" !
Au Royaume de Mickey, il suffit de répandre une rumeur afin qu' en une demi-heure, on fasse du Dow Jones souffreteux et moribond (-1%), un indice pimpant et ragaillardi (+0.8%) !
220 points avalés en l' espace de 30 minutes à la faveur d' un effet d' annonce.
On fit savoir à la communauté des investisseurs qu' un plan de sauvetage (oui, c' est très "tendance" aux States !) du deuxième rehausseur de crédit US serait entériné lundi ou mardi prochain par ce groupe "Ambac".
Un rebondissement dont seuls nos amis d' outre-Atlantique ont le secret !
Ils sont fantastiques ces gens des USA !
Walt Disney n' aurait pas mieux fait...
Il n' empêche que cette variation onirique à Wall Street atteste du climat d' instabilité régnant sur les bourses actuellement.
En somme, tout le monde s' accorde à penser que la situation gravissime est inextinguible tout en n' osant croire à la fatalité d' une décadence sans solution !
Le paradoxe du système est au demeurant très périlleux puisqu' il tétanise, il anesthésie littéralement toute bonne volonté désireuse d' agir.
Chacun se laisse bercer benoîtement par des propos cherchant à duper les financiers.
Autant de manoeuvres dilatoires dans l' optique de faire adopter une ligne soporifique, dans l' attente de jours meilleurs...
Mais l' immobilisme aura ses limites quand on répertorie, façon Courteline, l' ensemble de l' oeuvre :
pétrole à son apogée historique ; les matières premières flambent de nouveau ; l' or, valeur refuge par excellence ne cesse de battre des records ; le dollar n' est plus l' ombre que de lui-même, etc.
Dans le même temps, l' inflation enfle de partout (Chine 7%, nouveau Tiananmen ?) encouragée par les détentes successives des "fedfunds" (on évoque un objectif de 2% du principal taux directeur de la Fed).
Cette hausse des prix exaspère de plus en plus les ménages car elle impacte dorénavant les produits alimentaires, de première nécessité.
Quant à la croissance, elle sert de prétexte à l' administration de la Bannière étoilée pour baisser drastiquement le loyer de l' argent, invoquant qu' il y va de l' intérêt de la reprise économique.
Dans ce contexte, avec tout ce "mou" lâché par Monsieur Bernanke, nous risquons de flirter à l' échelle mondiale avec une stagflation gigantesque qui paralyserait toutes les économies.
Le drame de voir éclore le phénomène de la dépression n' est pas à écarter si les Instances internationales n' ont pas le courage et l' intelligence de réformer dans sa globalité tout le processus de la mondialisation.
Participer à l' évolution de l' économie, c' est se donner les moyens nouveaux pour prospérer avec elle.
Foxy
Plan FOXY pour lundi 25 février
Chères lectrices, chers lecteurs,
Nous allons attaquer une nouvelle semaine probablement de nouveau dans notre bande de terrain ressemblant à un bourbier dans lequel notre cac s' est enlisé durant les séances précédentes.
Cependant, depuis le 21 janvier dernier, le cac oscille grosso modo dans un trading range entre 5000 et 4600.
D' ailleurs, depuis quelques séances, il s' évertue à empiler des clôtures proches du milieu de la zone vers 4820...
De plus, on remarquera que le point médian des ONAS et ONAN sur 4794 a joué un rôle important pour offrir des rebonds à la Place parisienne...
Notre Méthodologie s' attend donc désormais à tout le moins, à une sortie de la bande allant de 4794 à 4880, ce qui donnera l' occasion certainement cette semaine de rejoindre un ONA.
Nous essaierons donc de profiter de cette variation attendue.
Ajoutons que selon toute vraisemblance, nous aurons selon nos projections, des journées avec un accroissement de range important...
BB2 : 4808 BB : 4835 PC : 4871 BH : 4895 BH2 : 4937
Foxy
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| samedi 16 février 2008, a 14:39 |
| FAUT RIGOLER |
Nous craignions en cette semaine de Saint Valentin que le rouge passion ne s' immisçât au moment de hisser les couleurs du drapeau de la Place parisienne.
Heureusement, l' indice souffre de daltonisme et de fait, déclara sa flamme par... du vert sur le compteur du bilan hebdo (+1,32%).
Il convient d' adjoindre à ce phénomène un rebond technique après la sévère déconvenue relatée samedi dernier dans notre Edito.
Depuis l' arrivée des "subprimes", on accuse le secteur banques/assurances de peser inexorablement sur le cac40.
Néanmoins, une brève revue d' effectif dénote un constat plus disparate que ce qu' on veut bien nous faire croire !
Il faut cesser de vulgariser des informations erronées visant à duper le petit actionnaire de base.
Les replis marqués ne sont pas l' apanage du compartiment incriminé.
Que dire depuis le 1er janvier des -28% de Vallourec et de Renault ?
Des -24% sur Michelin, Air France ou EADS ? Et les -22% de Saint Gobain ?
Sinon que lorsque la bourse chute, elle entraîne avec elle dans un effet de masse et de dominos quasiment toutes ses pépites, sans distinguo.
Naturellement nous laissons aux analystes et autres gérants de portefeuilles le soin d' expliquer toujours après coup le pourquoi du comment (voir Edito du 2/02 "Et que ça saute !")...
WARREN EST ARRIVE... SANS S' PRESSER
On s' amuse beaucoup dans ce monde pourtant impitoyable qu' est celui de la finance.
Pour cet énième rebondissement rocambolesque, c' est Monsieur Buffett en personne qui s' y est collé !
Ah ! ces hommes... D' éternels enfants !..
Cette fois-ci, on apprit que le Pdg de Berkshire Hathaway avait proposé de reprendre pour quelque 800 milliards de dollars aux 3 principaux rehausseurs de crédits US leurs avoirs les plus sûrs ("municipal bonds").
Initiative saluée puisque cette offre éviterait une dégradation de notation, laquelle précipiterait la revente forcée de ces "municipal bonds" par les investisseurs ; nul doute que dans le contexte actuel, les marchés n' ont pas besoin d' une déprime supplémentaire.
Ainsi, par cette proposition, le milliardaire américain aura rasséréné toute la communauté financière... sauf que si Wall Street se réjouissait de l' annonce, les titres de ces Etablissements prenaient un bouillon entre -12 et -14% : certains redoutant que le plan de Monsieur Buffett ne laisse à ces Groupes les actifs les plus risqués et qu' ils ne coulent de plus belle avec ce papier empoisonné !
ON FAIT DES GROSSES BULLES... ON JOUE AU SOUS-MARIN
On ne peut taire toute cette mascarade que nous nous plaisons à dénoncer régulièrement dans ces colonnes.
C' est en toute honnêteté notre objectif.
Démocratiser les arcanes de la Haute Finance.
Permettre à tous de comprendre et d' entrer dans cet univers feutré, réservé soi-disant à une élite.
Il n' y a pas de caste intouchable dans ce domaine.
Comment évoquer une supposée intelligentsia ?
Il suffit de prendre à la volée les déclarations des uns et des autres...
DSK, le Directeur général du FMI, vient de concéder qu' il serait absurde de penser que les pays émergents ne seront pas touchés par le ralentissement économique de l' oncle Sam !
Quelle stupidité surtout d' avoir attendu tout ce temps pour prononcer une telle évidence !
Quant à Monsieur Bernanke, tenaillé par ses erreurs sur les "fedfunds", dans une allocution teintée de flou artistique à faire rougir plus d' un Normand, il admet que la récession ne sera pas... ou sera... tandis que son prédécesseur évoque le problème en y allant de sa ritournelle favorite en poussant le curseur des pourcentages (déformation professionnelle !).
Monsieur Greenspan ou l' homme du 50/50 !!
Le Président des Etats-Unis, lui, reconnait volontiers que la Bannière étoilée a une croissance exsangue tout en décrétant qu' il n' y aura pas de récession.
C' est lui qui décide.
Enfin en Europe, notre Jean-Claude Trichet (pour qui nous n' avons jamais caché notre estime) ménage la chèvre et le chou en affirmant qu' il n' a jamais été question d' une possible baisse du Refi.
D' ailleurs, il ne désarme pas et réitère son combat contre l' inflation.
Pourtant, lors du récent discours de l' intronisation du statu quo monétaire, d' aucuns crurent entendre le bruissement d' une prochaine détente du loyer de l' argent sur cette rive de l' océan...
Sans sombrer dans un humour sarcastique, en voyant ce tableau ô combien ridicule offert à qui mieux mieux par tous ces ronds de cuir à travers leurs jérémiades insipides et leurs simagrées convenues,
en somme face à toute cette impéritie,
rendre hommage au rire tonitruant de Monsieur Henri Salvador eut été certainement plus sérieux...
Foxy
Plan FOXY pour lundi 18 février
Chères lectrices, chers lecteurs,
Nous allons attaquer une nouvelle semaine avec selon nos toutes premières indications par une certaine volatilité et donc un retour de nervosité sur la Place parisienne.
A cet égard, en cette séance nous avons par le biais de notre Méthodologie découvert une strate amusante qui pourra être mise à profit, apparemment pour jouer la pénétration et l' éjection surtout en ce qui concerne la bande du haut.
La lisière inférieure pouvant être étudiée notamment en vue d' une cassure baissière.
Cette zone marque ses limites ainsi : 4789/4817.
Sous 4789, ce serait une occasion de tenter un put.
Sous 4816, une entrée de bande serait à l' étude quant à la cassure par le haut des 4817, elle donnerait certainement une impulsion acheteuse.
Par ailleurs, nous avons démasqué de nouveaux Objectifs Non Avoués.
L' ONAS indique 4631 tandis que l' ONAN vaut 4958.
BB2 : 4724 BB : 4751 PC : 4820 BH : 4840 BH2 : 4873
Foxy
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| samedi 09 février 2008, a 14:45 |
| LE NOMBRILISME CAPITALISTE |
Nous refermions la page de notre précédent Edito par une agréable odeur de cuisson ; puisqu' en l' honneur de la Chandeleur, nous voulions vous transmettre notre goût prononcé pour les bonnes crêpes !
Cette semaine en voyant la déconfiture étalée non sur la pâte cuite et fraîchement sortie de la poêle, mais plutôt sur le tableau hebdo du bilan de la Place parisienne (-5,39%), le mot "crêpe" semble toujours de rigueur... un joli crêpe noir alors...
Il faut remonter à 2003 pour constater un solde de points d' un lundi au vendredi "endeuillé" de la sorte !
MENTIR PAR MISSION
Nous nous interrogeons très sincèrement sur la compétence des hommes qui veulent endiguer la chute continuelle des bourses.
Certes, nous ne remettons nullement en cause leur grande habileté à faire "joujou" avec le curseur des taux (voir notre Edito du 2 février), ni leur instinct de mâle à faire la "guéguerre" sur fond de "je t' aime, moi non plus", eu égard à leur divergence historique et culturelle face à la croissance et l' inflation.
En revanche, nous avons l' impression qu' ils passent réellement à côté du sujet en niant corps et âme que l' économie américaine est en récession, cherchant vainement le moindre prétexte autorisant de clamer que l' oncle Sam ne va pas si mal !
Il suffit pour s' en convaincre d' écouter le président américain admettre un ralentissement économique tout en refusant catégoriquement le terme de récession !
Naturellement, nous avons la satisfaction apaisante de constater que la règle dogmatique "le marché a toujours raison" s' applique sans fioritures aux puissants aussi.
Les indices baisseront jusqu' à ce que la Vérité éclate.
De par leur mauvaise foi, les instances gouvernantes sèment le trouble.
C' est la pire des hypothèses. Tant que l' incertitude sera, l' Atlas boursier peinera à reprendre confiance et donc à recouvrer l' envie d' investir sur les actions.
Le monde de la finance aujourd' hui ne s' inquiète guère des plans de sauvetage...
Il sait pertinemment que ces "subprimes" sont un mauvais épisode conjoncturel, comme il en surgit tous les 7-8 ans.
Que l' année prochaine, voire en 2010, tout sera presque oublié.
Il est simplement en quête d' authenticité et nous comprenons sa croisade contre toute forme de dissimulation !
A chaque fois que l' état américain intervint pour relancer la machine, il y fut toujours parvenu (Tax cuts sous Reagan, new Deal de Roosevelt en 33...).
TOURNEZ MANEGE
Par ailleurs, le salut de l' économie mondiale passe par une rotation des puissances, ou tout du moins par un rééquilibrage des forces en présence.
On le voit, l' omnipotence de la Bannière étoilée est très dangereuse car lorsque le leader incontestable se grippe, toute la planète subit.
Comme dans tout commerce, mieux vaut 100 petits clients pour réaliser son chiffre d' affaires que de dépendre que d' un seul...
C' est pourquoi, il devient impératif dans une méfiance relative évidemment pour les pays industrialisés de s' ouvrir aux économies émergentes.
La Chine et l' Inde par exemple ne pourront aider à assurer la pérennité des échanges qu' en étant bien encadrées : elles risquent sinon de pêcher par excès de jeunesse.
Pour cela, il conviendra de cesser de prendre ces nations pour "des poires pour la soif" mais de les traiter en tant que véritables partenaires à part entière. Les accepter en somme avec leurs forces et leurs faiblesses et remédier aux lacunes par notre expérience.
De nos jours, tous les experts n' ont qu' un mot redondant à souhait lorsqu' ils effleurent du bout des lèvres ce vivier émergent : sa croissance !
Creusons davantage et arrêtons l' obnubilation de croire que le BRIC va à lui seul sauver l' activité du globe sous peine de se réveiller un jour avec de grosses désillusions !
A l' occasion de la révélation du chiffre record de notre déficit commercial (40 milliards) exhibant toute notre difficulté à exporter nos produits, le Secrétaire d' état au Commerce Extérieur a reconnu que les Allemands avaient une longueur d' avance sur la France sur l' innovation des pratiques commerciales quant aux relations privilégiées entretenues avec les pays en voie de développement.
S' il est avéré que l' appréciation de l' euro est un frein pour nos ventes vers l' étranger, obvions au problème en explorant d' autres pistes !
Evoluer avec l' avènement de nouvelles entités, c' est partager avec elles notre savoir, nos richesses dans un pacte commun où l' intérêt général primerait sur des querelles stériles de clocher.
Ainsi va la définition d' une mondialisation sans péril.
Au contraire, vouloir égoïstement devenir celui qui profitera le plus de l' obole providentielle découlant de l' évolution des pôles d' attraction de la finance, c' est à coup sûr précipiter ventre à terre l' humanité tout entière à faire bientôt l' aumône.
Foxy
Plan FOXY pour lundi 11 février
Chères lectrices, chers lecteurs,
Nous avons clôturé en-dessous des 4730 jeudi. Et pour la fin de la semaine, le cac a enfoncé le clou, sauvegardant tout juste le psy., lequel n' avait de toute façon aucune importance ici.
Il est donc probable pour que nous sollicitions la bienveillance de l' ONAS sur les 4642.
Si tel était le cas, nous devrons observer la réaction indiciaire sur ce niveau.
Par ailleurs, nous avons débusqué deux points essentiels pour assister à une accélération de mouvement en directif.
Il s' agit au nord des 4695 et au sud, 4615 dont l' enfoncement sonnerait certainement une alerte très rouge à Paris.
A cet instant, nous ne savons pas comment Shanghaï, fermée depuis quelques jours va apprécier la baisse des indices depuis son congé.
Nous verrons bien comment l' année du rat sera appréhendée par l' Empire du Milieu dès lundi au réveil...
BB2 : 4558 BB : 4644 PC : 4665 BH : 4753 BH2 : 4776
Foxy
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| samedi 02 février 2008, a 16:32 |
| ET QUE çA SAUTE ! |
Vous n' avez pas trop le moral ? Par ces temps délicats qui s' abattent sur les portefeuilles actions, c' est un peu normal...
Mais nous avons un remède imparable. Une véritable thérapie contre le vague à l' âme.
Il suffit en effet de jeter un oeil sur le tableau des indices internationaux :
inéluctablement un fou rire vous tenaillera jusqu' aux entrailles !
Et surtout ne tentez pas de réfléchir... l' opération serait vaine pour comprendre la véracité des scores.
Nous nous perdrions en conjectures !
Le constat est édifiant. Il ne mérite pas le surmenage de notre matière grise.
Laissons donc le soin à nos "grands experts" en la matière d' expliquer le phénomène.
L' art de commenter est leur métier premier.
C' est comme les analystes politiques qui, une fois le résultat du scrutin dévoilé, y vont de leurs palabres en veillant scrupuleusement à coller leurs propos sur les événements connus.
A ce jeu, nos spécialistes ont toujours raison car quoi qu' ils disent, ils ne font qu' entériner des vérités avérées déjà par les faits.
BIZARRE ? VOUS AVEZ DIT BIZARRE ?
Ainsi, tandis que le souffle est parti des USA avec ces fameux "subprimes", que découvrons-nous ?
Que nos amis d' outre-Atlantique s' en sortent bien mieux que nous en bourse !
Depuis le début de l' année par exemple, le cac40 traîne fortement les pieds par un -11,5% alors que le Dow Jones s' effrite de même pas 4%.
Sur un an, Paris accuse presque -12,5% et l' indice new-yorkais parvient à baigner dans le vert !
Et le bilan hebdo confirme idéalement la pente :
sur les 5 dernières séances, Wall Street assène un rebond deux fois plus important que nous !
Naturellement, on entend déjà maugréer dans les replis dorés des salles de marchés en l' occurrence :
"L' oncle Sam n' est par touché par le syndrome aigu de Jérôme..." ou plus sérieusement "La Bannière étoilée n' a pas dans ses rangs Trichet !".
Voici que la danse des taux fait son retour sur le devant de la scène.
Etrangement, ce sont souvent ceux qui se moquaient de Monsieur Bernanke naguère, l' appelant par hypocoristique ambigu "Benny (Hill)", mettant en doute ses qualités pour succéder dignement à Monsieur Greenspan, qui offrent désormais des digressions pamphlétaires à l' encontre du Président de la BCE !
Le Gouverneur de la Banque Européenne ne démord pas.
Il y a quelques mois, il aurait dû prendre probablement la décision de remonter légèrement les taux directeurs afin de contrer la flambée des prix sur le Vieux Continent.
Cependant, l' Homme de Francfort a visé dans le mille en pratiquant le statu quo.
L' avenir ne lui a pas donné tort ; le resserrement monétaire aurait véritablement entaché la croissance, laquelle doit repartir par l' effet ricochet des initiatives prises récemment aux Etats-Unis.
Mécaniquement, le dollar va s' apprécier de nouveau face à la devise européenne, aidé qu' il sera par la reprise économique américaine.
Alors seulement, nous devrons éventuellement baisser le loyer de l' argent ici, attendu que beaucoup prônent un assouplissement des "fedfunds" jusqu' à 2%. Il y a de la marge ! Ne nous pressons pas.
Le facteur temps règlera tout...
COMME C' EST BIZARRE !
Les ardents défenseurs du laxisme monétaire prendront la balle au bond avec d' un côté 4% et de l' autre côté 3%.
Mais, ce différentiel entre les taux de part et d' autre de l' océan, est un faux problème. Un argument qui n' a pas de poids.
Jusqu' en septembre dernier, personne ne s' émouvait de l' écart entre les taux US et ceux d' Europe. Pourtant, on recensait 1,25 point entre les deux !
Au lieu de stigmatiser la politique du banquier européen, ne faudrait-il pas davantage blâmer son homologue de la Fed qui, ayant surestimé la puissance de croissance de la première économie du monde, l' a tellement bridée, qu' il l' a totalement brisée aujourd' hui. Au point d' entrer en récession.
Par des baisses urgentes et historiques ( 0.75 point d' un coup), on essaie actuellement de masquer les erreurs à la façon d' un médecin qui se serait trompé de diagnostic, et changerait de médicaments sans en avertir le patient lambda.
C' est tout de même dommage de devoir s' embarrasser d' autant de bagages pour briguer un poste si éminent et s' apercevoir froidement que le nec plus ultra de la finance de haute voltige consiste simplement à baisser ou à monter des taux !
D' ailleurs une idée nous éclaire l' esprit :
pourquoi ne pas créer un Master économie "Banque Centrale" ?
Le cycle d' études serait sanctionné par un diplôme validant l' aptitude de l' élève à jouer avec des taux et des bulles...
Les Britanniques ont bien leur "bac Mc Do" !
Il n' empêche qu' en cette époque très incertaine, l' espoir de voir les courbes rejoindre l' acmé des graphiques s' amenuise de plus en plus.
Et si vous profitiez de la période afin de conjurer le mauvais dessein des marchés en vous armant dans la main gauche d' une petite pièce (d' or si possible !) , pendant qu' avec la droite vous feriez tournoyer la première crêpe, qui selon la coutume vous assurera prospérité toute l' année ?
A la Chandeleur, le krach cesse... ou reprend vigueur !
Foxy
Plan FOXY pour lundi 4 février
Chères lectrices, chers lecteurs,
Nous attaquons par cette nouvelle semaine une étape intéressante dans le parcours boursier de la Place parisienne.
Pour appréhender au mieux la séance, nous avons repéré deux strates sensibles sur l' échiquier des graphiques.
D' abord au nord, une portion de jeu qui correspond à peu près au trou de cotation d' il y a quelques jours avec certes une petite nuance sur la lisière du haut.
Cette bande peut provoquer des accélérations importantes.
Elle vaut 5011/5092.
Effectivement, c' est assez large...
Néanmoins nous aurons à l' intérieur certainement au moins une escale avec une Balise.
Quant au sud, le cac peut nous procurer de belles sensations par éjection de la zone répertoriée sur 4981/4950.
BB2 : 4922 BB : 4960 PC : 5013 BH : 5037 BH2 : 5078
Foxy
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| samedi 26 janvier 2008, a 15:23 |
| J' Y ETAIS ! |
Plus tard, quand les années pèseront de tout leur poids sur votre vieil organisme souffreteux du stress généré au cours de cette longue carrière de trader, probablement au détour d' un sourire entendu, au moment de dresser le bilan de toutes ces séances captivantes dont la seule ambition était de "voler" des points à un chiffre stupide et frappé par la danse de Saint Guy, vous aurez en tête à la manière d' un leitmotiv, ce mois de janvier 2008.
A lui seul, et naturellement avec le consentement de tous les indices mondiaux, il aura réussi l' exploit fantastique de mettre à mal tout le système financier du globe !
Belle leçon de bravoure, lorsqu' on sait le travail que de telles manoeuvres réclament en amont et en aval...
Véritable tornade dont la cruauté est à la hauteur de l' efficacité fulgurante de ce grand nettoyage de printemps en plein hiver !
Pourtant, cet effondrement des graphiques en particulier, nous étions de ceux qui l' appelaient de tous leurs voeux.
Non par plaisir, mais parce qu' il va permettre de défricher cette jungle nauséabonde de la haute finance.
Malheur pour qui ne s' était pas préparé à la grande lessive !
L' onde de choc a dépassé nos espérances avec des répercussions inédites.
UN COLOSSE EN STOP LOSS
Le scandale Société Générale. C' est aussi la plus extravagante "fraude financière" qui est livrée sous les feux de la rampe.
Il n' est bien entendu nullement de notre ressort d' accabler quiconque, d' autant que la justice a été saisie.
Cependant, quelques interrogations fusent à la lumière de l' affaire...
5 milliards d' euros... beaucoup d' argent en pleine crise du subprime.
Pourquoi avoir attendu le milieu de semaine pour révéler le pot aux roses, lequel fut découvert le week-end d' avant ?
Est-il possible qu' un seul individu puisse passer au travers des mailles de systèmes sécurisés aussi sophistiqués ?
Monsieur Bouton maintient sa version des faits tandis que le Premier Ministre a demandé un rapport sous 8 jours pour lever toute suspicion...
On peut notamment émettre l' hypothèse que de telles pratiques seraient "monnaie courante" pour ces établissements financiers qui encourageraient, qui plus est, à coups de primes liées aux résultats, leurs jeunes traders à prendre des risques importants sur les marchés par le biais de produits hautement spéculatifs.
La parade en cas de positions préjudiciables consistant à "se récupérer" auprès d' opérations plus sures et moins exposées.
Maintenant par ce krach de début de semaine, on est en droit de supposer que la banque ait manqué de chance en n' ayant pu faire "le dos rond" à cause d' appels de marges l' obligeant à solder en catastrophe ses lignes !
Si la déclaration du Pdg s' avère exacte : que se serait-il produit au cas où ce "cher" Jérôme aurait eu le nez creux dans ses placements en générant donc a contrario 5 milliards de profits ?
Aurions-nous eu vent de toute cette histoire ? Même une brise légère d' ailleurs ! Nous en doutons...
Autre épisode fâcheux dans l' Hexagone de cette épuration manu militari,
la cession de Richelieu Finance à KBC.
Le Président Fondateur explique cet adossement au groupe belge en raison du massacre de valeurs détenues dans les fonds de son ex-Société.
Pour le bien des clients, il a donc fallu se résigner à vendre.
UN BON DEBUT ?
Cette fois-ci, on l' a bien compris, dans une ire impitoyable, la planète finance n' a pas fait de quartier !
Souhaitons juste qu' elle ne relâchera pas la pression et que de nouvelles sanctions surgiront si le besoin "sanitaire" s' en faisait ressentir.
Pour le moment, les grandes places sont dans l' expectative et mesurent les excès de zèle de la Fed, en l' occurrence cette baisse de 0.75 point des "fedfunds".
Une décision qui dépare avec l' inflexibilité de Monsieur Trichet.
Le sommet de Davos arrive à point nommé.
Pour ce 38ème forum international, les participants globalement s' accordent à reconnaître que l' Oncle Sam va entrer en récession (nous commencions à perdre patience !).
Stephen Roach, stratège chez Morgan Stanley, martèle que cette inflexion du principal taux directeur de la Réserve fédérale est dangereuse, affirmant également que c' est cette politique laxiste d' ajustements par excès de liquidités qui est la cause de toutes les bulles auxquelles nous faisons face sans arrêt...
Dans le même temps, le prix Nobel Joseph Stiglitz enfonçait le clou : "La bulle est la conséquence d' une mauvaise gestion économique"...
Autant de déclarations en phase avec nos analyses sur les dérives désastreuses visant à masquer les problèmes dans l' immédiat pour mieux ensuite les prendre en pleine figure !
A en juger le climat délétère actuel et la prise de conscience collective de la situation, "quand les années pèseront de tout leur poids sur votre vieil organisme", vous serez intarissable sur les méandres et les soubresauts de la bourse, certes, pour décrire cette période de janvier 2008...
Mais les épilepsies risquent de survivre à ce premier mois de l' an pour le plus grand bonheur des élans prolixes de votre future vie de retraité.
On ne pourra vous empêcher alors au coin d' un bon feu, tandis que le cac70 affichera 21000 points, de narrer à n' en plus finir les turbulences boursières de cette année-là...
Foxy
Plan FOXY pour lundi 28 janvier
Chères lectrices, chers lecteurs,
Surtout ne pensez pas que les turpitudes sont finies !
Nous réitérons plus que jamais nos recommandations de très grande vigilance.
La Méthodologie estime que de forts mouvements avec des variations meurtrières vont s' abattre relativement vite sur la Place parisienne.
A cet égard, nos projections afin de pallier tout débordement suspect sont éloquentes :
pour retrouver une sorte de stabilité, le cac devra reprendre de la hauteur et dépasser en clôture le super psy. des 5000. Il pourra alors s' atteler à tenter de rejoindre l' ONAN repéré sur 5125 environ...
En revanche, si nous cassions au sud les 4730 toujours en clôture, nous aurions une forte dégradation sur le marché qui nous ouvrirait les portes de l' ONAS sur 4642...
Pour ce lundi, nous avons une strate attractive entre 4842 et 4816.
Nous regarderons avec intérêt si l' indice propose une hypothèse de compression à l' intérieur et s' il convient de jouer l' éjection de la bande.
BB2 : 4716 BB : 4759 PC : 4787 BH : 4958 BH2 : 4993
Foxy
STAT
USA
16h00 : Ventes de logements neufs (déc.)
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| samedi 19 janvier 2008, a 16:21 |
| QUELQU' UN M' A DIT... |
Bravo ! Il faut féliciter les marchés.
Compte tenu de nos Editos depuis plusieurs mois, invoquant l' extrême prudence, et dont l' insistance se portait crescendo au fur et à mesure que nous arrivions au seuil de l' an nouveau, certes, ils nous donnent raison...
Mais notre grand soulagement n' a aucun rapport avec le satisfecit délivré à l' endroit de nos prévisions par les bourses : notre apaisement vient du fait que la galaxie finance ait décidé de sanctionner le laxisme des dernières décennies des Autorités.
Et il appert clairement que cette fois-ci, elle n' est pas prête à baisser la garde devant des effets d' annonces dont le seul intérêt serait de calmer le jeu comme d' habitude !
Ce courage est à la fois ravageur et salvateur...
En effet, cherchons dans le réalisme une once de réponse.
Il va sans dire qu' épurer par de grandes manoeuvres le système financier impose une discipline de fer et une intransigeance sans faille.
De facto, expurger les vieux démons de la littérature boursière pour au final recouvrer une atmosphère saine, déclenchera encore de grosses vagues sur les graphiques.
C' EST PAS AUTOMATIQUE !
Alors, certains analystes (ou du moins des individus qui se targuent de ce label) estiment que la récession américaine sera évitée sur l' autel du prétexte fallacieux des 2 trimestres consécutifs de PIB en baisse (critère officieux en plus !) que l' Oncle Sam esquivera coûte que coûte.
Voici quelques mois, nous écrivions qu' une récession immobilière outre-Atlantique a toujours accouché d' une récession générale...
Maintenant en bon avocat de l' optimisme démesuré, il n' est pas interdit de jouer sur les mots !
La technique du sophisme remonte à bien longtemps...
Pour résumer la manipulation intellectuelle, appelons à notre rescousse la publicité sur les antibiotiques. Cette campagne met en exergue la tromperie par un raisonnement cohérent :
si on ne prend pas des antibiotiques, c' est que l' on n' est pas malade conclut un brave comédien sur un écran tandis qu' un autre spot mentionne par le biais de l' acteur dupé que s' il ne lui a pas été prescrit cette classe de médicaments, le malade ne l' était pas !
A défaut d' être des toubibs se portant au chevet de nos marchés en soins palliatifs, nos experts désirent se convaincre façon Méthode Coué, pour mieux rassurer autour d' eux vraisemblablement !
Surtout s' ils ont à gérer des portefeuilles...
A STAR IS BORN !
Quoi qu' en disent nos éminents spécialistes sur la question, la réalité des graphiques est cinglante :
le bilan hebdo exhibe une superbe et flamboyante couleur rouge rubis et -5.19% au tableau.
Naturellement, il n' en fallait pas tant aux Poivre d' Arvor, Chazal, Pujadas et consorts, las d' épier les amours d' une chanteuse à la voix exceptionnelle et sachant gratter la guitare sèche comme personne, pour monter au créneau en propulsant notre cac40 vedette du JT de 20h00 !
Un véritable exploit car sans l' aide de Ray-Ban, Rolex ou autre top-model à ses côtés pour lui faciliter la tâche !
Néanmoins, beaucoup pensent que cette correction est excessive et arrive à sa fin, étant donné que depuis le 1er janvier, nous accusons un déficit de presque 10% sur la place parisienne.
Nous avons pourtant de la marge dans cette cure d' amaigrissement.
La bourse étant un placement d' abord à long terme, sur 3 ans, nous cumulons plus de 30% de gains et quasiment 70% sur 5 ans.
Relativisons s' il vous plaît...
De jure, par cette récession de la Bannière étoilée, les profits des entreprises vont être revus à la baisse. Ces derniers pèseront donc sur les "PER" des titres, eu égard à la croissance mondiale qui est en passe de prendre du plomb dans l' aile.
Inutile de ressortir les vieux couplets sur les pays émergents qui devraient soutenir l' activité économique du globe, etc.
Nous avons largement disserté en long en large et en travers sur le sujet dans de précédentes éditions !
De surcroît, aux dernières nouvelles, un plan de relance pour se sortir de ce bourbier aurait été dévoilé ce vendredi par Monsieur Bush. Mettons l' information au conditionnel. A priori, si tel était le cas, Wall Street n' aurait pas trop réagi à en juger la tête déboussolée et penaude des indices new-yorkais à 22h00 !
Evitons également l' écueil consistant à entrer dans le détail de cette feuille de route édictée par le président des Etats-Unis.
Ce serait chercher le moyen de se rasséréner à tout prix.
En somme, de transformer un merle en grive ou un canard boiteux en cheval de course par la seule magie déformante de "la foi qui sauve".
Pourtant, on susurre dans les coulisses qu' il aurait été mis sur la table 150 milliards de dollars, soit 1% environ du PIB américain...
Oui, mais aussi on évoquerait un plan "temporaire"...
Ah bon ! C' est mieux... nous finissions par y croire vraiment !
Foxy
Plan FOXY pour lundi 21 janvier
Chères lectrices, chers lecteurs,
Nous avons donc clôturé sous les 5100 vendredi dernier.
Que faut-il en conclure ?
Rien de déterminant selon la Méthodologie puisque nous sommes à l' intérieur d' une bande étudiée entre 5058 et 5109.
Nous verrons ce lundi avec également le résultat des places asiatiques, comment notre cac va se sortir de l' étau.
Rappelons que Wall Street est fermée pour ce début de semaine ; nous n' aurons pas alors de grandes directives venues d' outre-Atlantique.
Il conviendra surtout de ne pas extrapoler eu égard aux fortes secousses de ces dernières séances. Le meilleur ami du trader Intraday restant la prise de position sur un signal...
Notre range prescrit est à même de tempérer les ardeurs de la volatilité tout le temps qu' il contiendra les envies de l' indice parisien.
Il est possible que nous fassions une pause en cette séance de reprise, juste pour recharger les batteries, sauf évidemment si en Extrême-Orient, nous avions des surprises à la lecture des scores...
BB2 : 4983 BB : 5019 PC : 5040 BH : 5131 BH2 : 5159
Foxy
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| dimanche 13 janvier 2008, a 16:28 |
| GOODBYE SIR |
Dans notre précédent Edito, nous n' y allions pas par le dos de la petite cuiller en argent : nous espérions de tous nos voeux entendre un discours novateur sur le fond, de la part en particulier des Autorités américaines pour faire face à la crise qui mine la planète tout entière ; surtout nous pensions bien qu' en filigrane la Fed apporterait d' autres pistes que les sempiternelles baisses des fedfunds... Que nenni !
TOURNEE GENERALE !
Malheureusement, jeudi dernier lors de son allocution, Monsieur Bernanke n' a absolument pas rassuré. La communauté financière attendait des solutions ouvrant sur un plan drastique afin de combattre vigoureusement les problèmes.
On se contenta de lui servir la traditionnelle mascarade du biais supposé acquis aux marchés avec une détente monétaire à tout rompre... Risible !
D' ailleurs, le scénario éventé n' a plu qu' aux USA a priori.
Si le soir même, Wall Street avait salué l' initiative, nous eûmes droit au réveil douloureux grâce (oui c' est une aubaine !) aux places asiatiques.
Celles-ci, de guerre lasse, ont logiquement sanctionné ces mesures sensées redonner du moral à la croissance dont l' hibernation prolongée plonge désormais l' Oncle Sam en récession.
Alors argumentera-t-on que la Réserve fédérale n' a d' autre choix !
Très bien... Dans ce cas, c' est un bonheur pur que de siéger dans cette grande maison car le travail du "big boss" consiste essentiellement à faire "joujou" avec des taux, et pour mettre un peu de gaieté dans le "job", à arroser à satiété de liquidités le circuit monétaire !
Rappelons que ces manoeuvres rudimentaires sont à la source de toutes les bulles spéculatives... dont celle du "subprime" qui vient d' éclater !
En agissant ainsi, nous fabriquons les désastres de demain.
Qu' il faille circonscrire les foyers prêts à s' embraser est louable, mais pas en jetant de l' huile.
Ceux qui adoubèrent Alan Greenspan naguère pour son génie dans l' art de jongler avec les taux, sont les mêmes qui aujourd' hui l' accusent d' être à l' origine de tous nos maux actuels !
LA ROUE TOURNE
Puisque la Bannière étoilée ne désire pas changer de fusil d' épaule pour endiguer sérieusement les difficultés, il est probable que l' évolution de la finance finisse par nous aider providentiellement.
En effet, au vu de la tournure des événements, si les Etats-Unis pèsent moins dans la balance, à la faveur d' une rotation hégémonique provoquée par la mouvance des échanges économiques et des divers partenariats qui en découlent, et ce faisant de l' éclosion naturelle de pôles aux quatre coins du globe (BRIC en l' occurrence), nous aurons par un rééquilibrage des forces, une synergie favorisant une nouvelle entité financière, laquelle ne souffrirait plus d' une monarchie absolue !
L' avenir passe par une redistribution des cartes. Et la donne est en cours...
Le bloc Asie (avec une Chine se demandant encore comment en est-elle arrivée là, et une Inde qui perce sans trop comprendre le processus) doit être surveillé pour lui éviter les pêchés de jeunesse.
Au Japon, le souci majeur reste la parité yen/dollar.
Néanmoins, à terme, le phénomène va se lisser et les fluctuations de la monnaie nippone par rapport au billet vert auront moins d' impact sur Kabuto-cho.
JCT : L' HOMME QUI TOMBE A PIC
La veille de l' intervention du Président de la Fed, il y avait le statu quo de Monsieur Trichet.
L' homme de l' année de Francfort, fidèle à son personnage, n' aura pas dérogé à sa ligne de conduite.
On reste à quai et on attend le train de la hausse !
Bref, sur les deux rives de l' océan, chacun sa politique...
Acceptons que les uns et les autres oeuvrent selon leur culture et également en fonction de leur obsession.
D' un côté, c' est haro sur l' inflation pendant que de l' autre "Il faut sauver le soldat croissance" arrive en tête du box office sur les écrans du NYSE !
Juguler la hausse des prix étant sa priorité, le gouverneur de la BCE paraît bien certain de son fait, eu égard à la croissance qu' il juge inutile d' encourager ici.
C' est à tout le moins présomptueux tant nous dépendons toujours de nos amis d' outre-Atlantique, dans l' attente que la métamorphose évoquée plus haut ne s' opère...
Avec toutes ces incertitudes, on ne peut se féliciter des performances depuis le début de l' année de notre indice favori.
Le bilan hebdo accuse un recul d' 1,38% tandis qu' au 1er janvier, la Place parisienne affiche -4.32%.
Au détour des supputations de nos "grands hommes" qui gouvernent l' Atlas boursier, rien ne prédispose à lire le futur des graphiques !
A mesure que chaque jour le ciel s' assombrit davantage, nos espoirs reposant sur des éclaircies salvatrices grandissent...
A propos de nuages, Sir Edmund Hillary passa sa vie, lui, à les rechercher, à les provoquer dans sa carrière d' alpiniste.
Le premier homme à avoir escaladé l' Everest nous a quittés cette semaine.
Le toit du monde est orphelin de son pionnier.
Compte tenu que rationnellement, il est difficile d' établir un pronostic,
rabattons-nous donc sur ce mauvais présage qui nous avertirait que le cac40 n' est pas prêt de rejoindre ses sommets...
Foxy
Plan FOXY pour lundi 14 janvier
Chères lectrices, chers lecteurs,
Comme nous le relatons dans notre Edito plus haut, et aussi depuis quelques temps maintenant, la défiance des marchés vis-à-vis des plans de relance de l' économie mondiale est de plus en plus pressante.
Les perspectives se dégradent.
S' agissant de ce début de semaine, il conviendra au cac s' il veut tenter un rebond, après toutes ces séances rouges, de déborder en toute hâte les 5430.
Certes les 5400 psy. auront leur importance momentanément...
Néanmoins, étant donné que nous avons terminé en dessous du psy. et égalemnt des 5385, il sera difficile pour la Place parisienne d' avoir un élan positif ce lundi, du moins en ouverture.
Mais, avec l' Asie, rien n' est perdu...
Notre sentiment est bien mitigé cependant. C' est ce que nous vous disions vendredi peu avant la clôture.
Au sud, nous avons eu la visite de l' ONAS, qui pourrait par action réflexe tempérer la fuite par le bas de l' indice.
A ce sujet, nous regarderons les 5330/5360, une strate primordiale dont nous vous avions déjà évoqué l' importance.
BB2 : 5308 BB : 5336 PC : 5367 BH : 5416 BH2 : 5434
Foxy
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| samedi 05 janvier 2008, a 16:32 |
| POMME OU FRANGIPANE ? |
Chuck Prince, le patron débarqué de Citigroup annonçait, tandis que les crédits à risque commençaient à faire parler d' eux cet été : "Quand la musique s' arrêtera, les choses se compliqueront. Mais tant que la musique joue, chacun doit danser".
Il n' est pas utile d' être grand clerc ou mélomane dans l' âme pour comprendre que l' orchestre s' en est allé, lui et tout l' argent qui coulait à travers ses douces symphonies...
Dorénavant, seule valse sur la piste financière, la réalité de la crise !
LA SITUATION EST GRAVE...
Nous débutons donc 2008 par l' entrée probable en récession de la première économie du monde.
Faisant fi du critère officieux de 2 trimestres consécutifs de PIB en baisse, signifiant le passage à cet état de fait, vendredi dernier sonna le glas par la révélation du chômage américain en forte hausse.
Réflexe conditionné oblige, les uns et les autres chercheront et accuseront des coupables tout désignés qui auraient précipité le mouvement.
A cette réaction, et puisque nous appartenons à une économie fonctionnant par cycle, sans la prétention de nous ériger en Cassandre ou en Jacques Le Fataliste, arguons juste que :
Il y a un temps pour l' expansion et un autre pour la récession.
Aux Etats-Unis, on concède l' idée que chaque période survient tous les cinq à dix ans.
Si l' on jette un coup d' oeil dans le rétroviseur, la dernière phase de récession remonte à 2001. Nous sommes dans les "clous".
Il convient surtout de ne pas larmoyer sur le terme évocateur de la crise, ni même d' ailleurs de feindre de l' ignorer !
Admettre simplement que nous basculons dans une ère moins prospère pour mieux en combattre les conséquences et faire en sorte d' en sortir le plus rapidement possible en évitant le drame de la dépression.
Logiquement, dans pareil cas, tous les regards convergent sur les principales banques centrales, et ici, sur la Réserve fédérale US.
Dès la fin du mois, lors de la réunion du FOMC, beaucoup attendent déjà, forts des ultimes statistiques tombées et de l' ambiance corrosive sur les marchés, une baisse de 0.5 point du principal taux directeur de la Fed !
Il n' est pourtant plus permis de persister dans l' erreur.
Cessons, s' il vous plaît, cette myopie chronique, laquelle n' accepte de voir que ce qui rapporte à soi tout près, empêchant dans le même temps, de distinguer à peine plus loin ce qui coûtera aux autres !
Nous connaissons le dilemme d' une nouvelle inflexion sur les "fedfunds" ; cette détente relancerait inéluctablement la course de l' inflation.
De surcroît, cette dernière mine l' ordre mondial : USA, Japon, Chine et les pays européens ne sont pas épargnés par le péril inflationniste !
La contagion systémique est galopante. Ne l' encourageons pas.
...MAIS PAS DESESPEREE !
Souhaitons que tous les dirigeants trouvent une solution pragmatique à ce souci cornélien alliant ralentissement économique et augmentation des prix : la stagflation si redoutable soit-elle, doit être éradiquée par des mesures à la hauteur du problème.
Il n' y a pas de fatalité dans ce domaine. Il suffit d' adopter des décisions courageuses.
Depuis des mois, nous fustigeons les baisses systématiques du loyer de l' argent de l' autre côté de l' océan ainsi que les injections massives et stupides de liquidités dans le circuit monétaire.
On ne règle rien de cette manière.
Impossible de travestir la vérité ad vitam aeternam, ce serait trop simple...
La politique du "reculer pour mieux sauter" a ses limites.
Désormais voici la facture à payer du laxisme ambiant et récurrent !
Il faut vite assumer et agir en fonction des responsabilités de tous.
Innover certainement dans les moyens pour aboutir à un résultat pérenne et solide, quitte à ce que les initiatives ne soient pas accueillies chaudement au début.
A contrario, s' obstiner à servir des expédients et autres pis-aller dans l' unique dessein de faire d' abord plaisir dans l' immédiat reviendrait à commettre un crime de lèse-société à la sortie.
En ce week-end de l' Epiphanie, laissons trôner l' optimisme cependant, en ayant toujours confiance en nos pontes, lesquels à n' en pas douter auront à coeur de démontrer qu' ils sont bien les rois de la finance ; que par leurs actions couronnées de succès, ils assureront souverainement de la "galette" au peuple !
Sauf qu' il faudra s' appliquer à croquer dans la bonne part...
Aux heureux élus, la fève,
aux autres moins chanceux, la fin des haricots.
Foxy
Plan FOXY pour lundi 7 janvier
Chères lectrices, chers lecteurs,
La Place parisienne n' étant pas parvenue à franchir victorieusement nos 5585, elle s' est affaissée sous les 5500 psy. Ce que nous redoutions.
En effet, nous expliquions que ce point représentait la zone d' accumulation avant que le cac ne bondisse jusqu' aux 5650.
Ainsi, vendredi, dans notre "FOXY : Express live", nos recommandations de vigilance auront mis la puce à l' oreille à beaucoup de nos traders.
D' autant que la strate 5540/5500 constituant la portion congestive a été débordée : nous spécifions d' ailleurs que la situation validée provoquerait une accélération de mouvement. C' est bien ce qui s' est produit.
Tel un axiome, vous devez en l' occurrence lorsque l' indice prend une tournure aussi furieuse, vous astreindre à ne jouer qu' une seule fois le pull-reverse sur les balises par du trading "propre et court". Car la cinétique est dangereuse ! Vendredi par exemple, elle aura eu raison de la BB2 mais auparavant, le cac nous avait bien octroyé son rebond dessus.
De fait, préparez votre scénario à l' avance pour éviter de réfléchir pendant que le cours ne touche la borne.
Soit vous vous jetez dans le marché, soit vous restez à l' écart.
Votre décision doit être sérieusement réfléchie au préalable.
Pour lundi, si nous voulons rêver au vert, le cac devra vite repasser les 5500 et idéalement les 5585, lesquels de toute façon font toujours pression.
Cependant, le "spectre" de l' ONAS menacerait si nous cassions les 5400.
Enfin, sous cet ONAS, nous avancerons à pas de velours puisque la prochaine escale vaut 5360/5330 selon la Méthodologie.
BB2 : 5360 BB : 5388 PC : 5413 BH : 5487 BH2 : 5519
Foxy
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| vendredi 28 décembre 2007, a 17:39 |
| IL Y A LOIN DU CENDRIER AUX LEVRES... |
Nous voici au bout de l' aventure.
2007 tire sa révérence. Mais pas en grand Seigneur en tout cas !
Au diable les attitudes chevaleresques. La Bourse n' est pas non plus un film de cape et d' épée...
L' an s' achève donc lâchement, laissant derrière lui une kyrielle de problèmes non résolus liés aux inquiétudes dans un contexte économique international incertain et sous tension géopolitique.
A cet égard, le score annuel de notre vieux cac40 (Joyeux anniversaire ! Il fête ses 20 ans ce 31 décembre), quasiment du surplace, reflète la prudence et le scepticisme des acteurs du marché à Paris.
Puisqu' en finance comme ailleurs il faut résolument scruter à l' horizon tout signe pouvant éclairer notre chemin, projetons-nous sans vergogne sur ce que la cuvée 2008 nous réserve comme "réjouissances" !
AU PROGRAMME : TROIS RENDEZ-VOUS INCONTOURNABLES
Mars : la Russie de Vladimir
L' action "énergique" du Président Poutine a remis sur les rails la Grande Russie. Cette nation sort de l' ornière et retrouve peu à peu toute son influence sur le plan diplomatique.
Nul doute que le prochain Chef du Kremlin, si l' histoire se déroule comme on le pense, obéira aux ordres de son prédécesseur.
La montée en régime du pays se confirmant, occasionnerait obligatoirement des frictions sur les points de vue divergents avec les autres puissances.
Août : les J.O. de Pékin
Avec ses 11% de croissance, la Chine redoute maintenant la surchauffe de son économie et surtout l' envolée de l' inflation, tout en désirant préserver le caractère attractif de sa monnaie vis-à-vis de ses partenaires commerciaux...
Les Autorités de l' empire du Milieu ne veulent pas vivre un second "Tiananmen" par peur probablement d' offenser les Dieux de l' Olympe... à moins que ce ne soit par souci de ne pas ternir l' image "démocratique" et "des droits de l' Homme" qu' elle espère vulgariser à travers cette vitrine des Jeux à la planète tout entière !
Novembre : nouveau locataire à la Maison-Blanche
En dessert, l' élection du 44ème Président des Etats-Unis.
Dans onze mois, nous verrons bien s' il s' agira toujours d' élire celui ou celle qui pilotera la première économie incontestable de l' Atlas !
Car il peut s' en passer des péripéties entre-temps...
Le subprime en vedette, la Bannière étoilée est en très grande difficulté (lire nos précédents Editos), suspectée à la fois de récession et de ne pouvoir contrôler la hausse des prix.
De plus, si outre-Atlantique le ralentissement pesait fortement sur l' emploi, le pays plongerait sans coup férir dans la stagflation : un tel mal lui coûterait assurément l' estampille hégémonique "made in USA" au profit d' autres locomotives...
Rappelons aussi que le pullulement des fonds souverains des pays émergents leur permet de détenir, à eux seuls, les deux tiers des réserves financières du Globe pendant que la chute du dollar précipite un sentiment de défiance à l' égard des bons du Trésor américains.
Autant alors que ces mannes d' argent soient investies dans les fleurons qui font les beaux jours des indices boursiers en Occident !
Pour demain, il ne faut pas négliger les OPA hostiles...
La menace d' un basculement de leadership est effective.
BONNE ET HEUREUSE ANNEE...
Outre ce triptyque événementiel, il va sans dire que 2008 sera palpitante... et dangereuse, attendu que d' autres foyers préoccupants couvent et n' attendent qu' une providentielle brise pour s' embraser.
Sans plonger dans une énumération style "catalogue exhaustif des catastrophes possibles", n' omettons pas l' épineux cas du yen et du carry trade japonais ;
les turbulences au Moyen-Orient et au centre de tous les tourments le sang de la terre, ce pétrole justement qui affole l' opinion dès que son baril s' approche des 100 dollars ;
quant à notre Europe, elle n' est pas en reste, devant calmer l' escalade des prix avec une croissance baignant dans l' apathie tandis que notre devise forte pénalise les exportations.
Mais au-delà de toutes ces considérations alarmistes, et selon la tradition, exploitons donc ce changement d' année en formant un voeu (pieux naturellement !) sur la foi d' une bonne résolution :
en effet, profitons qu' à cet instant nous soyons encore en 2007 pour tendre le calumet de la paix aux manipulateurs de tout poil qui par leurs tours de passe-passe nous ont tantôt déconcertés, tantôt plongés dans un agacement à peine dissimulé quand l' indice de la Place parisienne prenait une "drôle" de direction sous l' impulsion de leurs manoeuvres...
Oui, dépêchons-nous de nous adonner aux volutes bleues en guise de réconciliation avec nos agitateurs car dès janvier, ce sera réprimé par la loi !
De là à croire que le monde de la finance ne nous enfumera plus...
Foxy
RDV jeudi 3 janvier !
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